9 février 2020 :
Quatre remèdes « anti affadissement » !

 

 

La page d’Evangile de ce jour, beaucoup la connaissent presque par cœur : le Christ nous rappelle que nous sommes « sel et lumière » et que cela doit servir aux autres ! Le sel conserve et améliore le goût, la lumière réchauffe et donne à voir les couleurs.

Se peut-il que les chrétiens de notre temps soient parfois affadis, qu’une perte de sens les atteigne au point d’enfouir la lumière sous un seau ? Ne jugeons pas trop vite, mais des prêtres comme des chrétiens peuvent être à ce point englué dans l’observation des rites qu’ils en oublient la source vive, la parole du Christ qui toujours provoque et tourne vers l’autre… Dès lors, « on a de la religion » comme on l’entend dire parfois, mais la foi nous habite-t-elle vraiment, et comme le dit Jésus lui-même : « le fils de l’homme trouvera-t-il la foi lorsqu’il reviendra ? »

Comment donc lutter contre cette perte de sens ? Je nous propose quatre pistes toutes simples :

* Première piste : parler de l’Evangile avec les autres. La foi chrétienne n’est pas un exercice solitaire, nul ne peut se dire chrétien tout seul. Heureux celles et ceux qui ne se replient pas dans l’individualisme !

* Deuxième piste : fréquenter l’Evangile, c’est-à-dire non pas seulement entendre et lire des choses au sujet de Jésus, mais ruminer, méditer les paroles du Fils de Dieu lui-même.

* Troisième piste : renouveler notre prière, elle ne peut pas uniquement consister en la répétition de formules par cœur, nous pouvons inventer, mettre de la joie, renouveler ! Prier à partir d’un journal, d’un agenda, d’un chant de la feuille dominicale, d’un album photo, d’un portable, des visages de la rue ou du métro…

* Quatrième piste enfin : mettre en pratique la première lecture et le psaume de ce jour qui tracent un portrait du juste devant Dieu : « Partage, accueille, (…) ne te dérobe pas à ton semblable (…) l’homme de bien a pitié, il mène ses affaires avec droiture (…) alors ta lumière jaillira comme l’aurore et tes forces reviendront vite ».

En perte de sens ? Nous ne sommes pas sans remèdes ! Choisis ton camp : Es-tu de ceux « qui ont de la religion » ou bien laisses-tu la foi te travailler au corps ?

Père Alexis Bacquet