3 mars 2019 :
Si tu savais le don de Dieu

Pourquoi avons nous tant de mal à voir ce qui est beau et bon en chacun de nous ? Pourquoi avons-nous tant de mal à croire que nous sommes meilleurs et plus beaux que nous n’osons le croire ? Pourquoi doutons-nous si souvent de notre condition de baptisé, enfant bien-aimé du Père ? Pourquoi avons-nous tant de mal à croire en un Dieu bon ? Souvent parce que nous voyons d’abord ce qui ne va pas dans le monde plutôt que le positif. C’est cette façon de voir le mal en premier qui fait de nous des aveugles. C’est cela avoir “une poutre dans l’œil”. Ce qui est grave, ce qui rend vraiment la vie difficile, c’est quand on ne voit plus que le mal chez les autres, en soi-même et dans le monde ! C’est avoir ce regard plein d’amertume, cette façon de toujours critiquer. C’est cela être aveugle et entrainer d’autres avec soi dans le découragement et le désespoir ! L’émerveillement face à la vie a disparu ! La pauvreté la plus radicale, c’est de penser que les autres n’attendent plus rien de moi et que je n’ai rien à apporter aux autres ! Oui le mal existe mais c’est justement à cause de cela qu’il faut savoir discerner le bien, les possibilités de bien. C’est un regard de bienveillance qui voit au-delà des apparences, une confiance qui dépasse les limites liées à notre fragile condition humaine !
Nous avons une grande responsabilité les uns à l’égard des autres : être témoin du regard que Jésus pose sur chacun de nous, pauvres et pécheurs : un regard au-delà du visible, un regard plein de bonté et de miséricorde ! Nous n’avons pas la mission de faire la morale aux autres, ni à nous-mêmes. Nous sommes simplement appelés à croire et à accueillir l’amour et la bonté de Dieu pour nous et les autres. Et nous avons à en témoigner par notre propre regard les uns sur les autres. j’appelle cela avoir un regard pascal, un regard qui épouse le regard de notre Père des cieux et le regard miséricordieux de Jésus, notre Sauveur !
Au sein d’une humanité blessée et souffrante, il est plus qu’urgent de témoigner de cette bonté de Dieu et de la possibilité pour chacun de nous d’épouser cette bonté quand nous regardons les autres ! Si tu savais le don de Dieu, si tu savais combien tu es aimé, au-delà de ta fragilité : rendons grâce à Dieu pour une telle Espérance!
P. Christian Mahéas

 

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