26 janvier 2020 :
Terre de Zabulon, terre de Nephtali, chemin de la mer…

A la différence de Jean le Baptiste, Jésus de Nazareth quitte la ville où il avait grandi pour proclamer dans une terre extrêmement agitée : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. ». La terre de Zabulon et la terre de Nephtali sont des régions tout au Nord. Et la Galilée, c’est la Galilée des Nations, c’est la Galilée du brouhaha, la Galilée du charivari. Sans arrêt, cette terre a été le lieu des invasions. Elle est le chemin de la mer, sur la voie de communication entre l’Egypte et la Mésopotamie. C’est le lieu du commerce, le lieu où vit toute cette force de l’échange humain, c’est le lieu des guerres où se déchaîne toute la violence humaine.

Dans ce creuset surchauffé, l’Oint, l’envoyé de Dieu vient apporter ce que le prophète Isaïe avait annoncé : « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. »

Dans la foulée, Jésus appelle ses premiers disciples, Simon, André, Jacques et Jean. Annoncer la Bonne Nouvelle cela s’apprend auprès du Maître. Aujourd’hui en 2020, regardons autour de nous, regardons, notre pays, regardons le monde à travers le prisme des médias. Nous ne sommes pas loin de la Galilée des nations, des terres de Zabulon et des terres de Nephtali. Et nous, disciples du Christ, dans ce monde troublé et en effervescence avons-nous l’audace d’annoncer la bonne nouvelle du Royaume ? Savons-nous, auprès du Maître, apprendre les bons mots et avec Lui poser des actes de charité ? Et ainsi témoigner d’une lumière qui brille dans les ténèbres, une lumière que les ténèbres n’arrêteront pas, celle du Sauveur du monde.

 

Charles Gazeau, diacre