24 mars 2019 :
Convertissez-vous et croyez à l’Evangile

 

 

Aujourd’hui troisième dimanche de Carême, la lecture de l’Évangile contient un appel à la pénitence et à la conversion. Ou plutôt, l’exigence d’un changement de vie. “Se convertir” signifie, dans le langage de l’Évangile, changer d’attitude intérieure, et aussi de style extérieur.

C’est l’un des mots les plus utilisés dans l’Évangile ; souvenons-nous qu’avant la venue du Seigneur Jésus, saint Jean-Baptiste résumait sa prédication par cette même expression : « Il prêchait un baptême de conversion » (Marc 1,4). Et, aussitôt après, la prédication de Jésus est résumée par ces mots : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1,15).

Le récit de l’évangile de ce troisième dimanche de carême, a cependant des caractéristiques propres, qui requièrent une grande attention. On peut dire que la première partie du récit, avec ses deux références historiques (le sang répandu par Pilate et la tour effondrée), contient une menace ; oui c’est impossible de le dire autrement !

À l’époque de Jésus comme aujourd’hui, une réaction courante devant un drame brutal est d’y voir un châtiment de Dieu. Pourquoi ces gens-là sont-ils morts ou bien pourquoi sont-ils malades ? Parce qu’ils ont péché ? Jésus refuse vraiment cette explication pratique, car tous les hommes sont pécheurs, et la mort naturelle touche tous les vivants, croyants ou non.

Jésus suggère dans ce récit, qu’au lieu de juger les autres, on profite de l’événement pour s’interroger sur soi-même. Comme un CATÉCHISTE par excellence, Jésus continue à parler ici de la mort éternelle qu’il faut craindre, sans pour autant en avoir peur. Car il l’a vaincue et la mort n’existe plus pour le chrétien, parce que grâce à la résurrection, la mort est devenue qu’un passage.

 

Chacun saura en quoi consiste pour lui cette exigence de changement. Si la première partie du récit nous inquiète, la seconde partie nous console ; cette petite parabole du figuier que ne donne pas de fruit, et dont le vigneron dévoué et plein d’espoir est Jésus, demande au maître de la vigne, son Père, d’attendre encore un an. Pendant ce temps-là, il fera tout son possible (et même l’impossible, en mourant pour nous), pour que la vigne donne son fruit.

Changeons de vie ! c’est tout le message du Carême, prenons-le au sérieux.

 

Anderson Marçal Pires

 

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