23 juin 2019 :
Chaque fois …vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. 1 Co 11,26

 

 

Aurions-nous le goût de la mort pour la rappeler ainsi sans cesse ? Non : nous aimons passionnément la vie et c’est sur elle que nous misons. Le cœur de notre foi est la résurrection de Jésus, ainsi que l’attente de notre propre résurrection quand le temps en sera venu. D’ailleurs, chaque fois que nous évoquons le mort du Seigneur, c’est pour le remercier du don qu’il a fait de lui-même pour que nous soyons des vivants, de vrais vivants, aujourd’hui et toujours.

Il s’agit d’un amour que nous ne pouvons pas mesurer et qui est donné, livré à l’humanité et à chaque homme. Lorsque nous faisons le signe de la croix, nous nous enveloppons de ce signe de don et d’amour, nous demandons qu’il oriente toute notre journée. Lors d’un baptême, quel que soit l’âge de celui qui le reçoit, nous commençons par tracer le signe de la croix sur celui qui est baptisé. Cela signifie : « Tu es marqué de cet amour sans limite : puisses-tu en vivre. Nous tous, l’Église, tes parents, ton parrain, ta marraine … nous en serons les témoins pour toi, auprès de toi…. » C’est un cadeau extraordinaire : il faut bien toute la vie pour en percevoir les conséquences. Nos engagements successifs de service et d’amour en marqueront la réalité.

Et comme nous sommes des êtres fragiles et limités, vivant dans le temps et connaissant l’usure du temps, il est indispensable que ce don soit ravivé et qu’à nouveau nous nous en nourrissions. Par l’Eucharistie, c’est toute l’Église et chaque participant à ce sacrement qui en sont nourris et fortifiés.

Ayant compris cela, la célébration de l’eucharistie et la communion ne peuvent pas nous laisser immobiles. Dans la foulée de ces lignes, Saint Paul ajoute une superbe méditation sur la manière d’aimer et, presque à la fin de sa lettre, il évoque l’organisation des secours pour les pauvres de Jérusalem.

Alors, nous aussi aimons communier et tirons-en les conséquences concrètes sur nos manières d’aimer et de servir, aussi bien pour le quotidien des jours que pour les grandes causes de la vie du monde.

P. Bernard Bommelaer

 

 

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