1 décembre 2019 :
1er jour de l’Avent

Les guirlandes lumineuses de Noël brillent déjà dans les rues et bien des devantures de magasins sont ornées. Mais quand nous lisons la Parole de Dieu de ce dimanche nous pouvons penser qu’il ne s’agit guère de Noël !

En revanche, Isaïe nous tourne vers la paix éternelle et le psaume 121 chante la joie d’aller à la Maison du Seigneur. Saint Paul nous appelle à sortir de notre sommeil et à avoir un comportement impeccable  car le ‘Jour’ est tout proche. Et Jésus, lui, nous pousse à veiller pour être prêts : mais prêts à quoi ? A sa venue, à sa rencontre ?

La paix éternelle me fait tourner les yeux vers le Proche Orient, le Sahel, Hong Kong et la Bolivie. La joie d’aller vers la Maison du Seigneur me replonge dans les difficultés de l’Église. Le comportement impeccable me remet devant ma médiocrité. Quant à être prêt, je le proclamais quand j’étais scout, mais je me demande parfois ce que cela veut dire. Prêt pour rencontrer le Seigneur : Oui, mais quand et où ?

Qui est donc celui qui vient à l’improviste ?  La personne qui arrive et sonne ou entre sans être annoncée ? L’homme sans ressource qui fait la manche dans la rame du métro ? Ce membre de ma famille ou de mes proches qui me fait signe aujourd’hui ? Ce collègue qui me demande une aide car il ne s’en sort pas tout seul ? Et tant d’autres  que je rencontre au fil des jours et auxquels je n’avais pas pensé.

Peut-être est-ce tout cela que le Seigneur évoque quand il nous parle de la rencontre avec Lui. Car si les rencontres privilégiées avec lui se passent dans la prière et l’Eucharistie, les plus nombreuses, elles, ont lieu dans la vie courante. Mais souvent je ne les vois pas ou n’y fais pas attention. Saint Paul a raison de nous inviter « à sortir de notre sommeil ».

Quant à la paix que je désire pour le monde, à mon échelle ne pourrais-je pas commencer avec mon voisin ?  

Mais aussi, je peux me réjouir en pensant au jour où je serai pleinement face à face avec le Seigneur, et paisiblement m’y préparer en accueillant, à l’avance, le bonheur qui me sera donné.

Et si Noël c’était aussi tout cela !

P. Bernard Bommelaer