Paroisse Saint-Médard 75005 Paris
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Actualités



VOUS AVEZ DIT PAUVRE ?

 

16 novembre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Le Pape François nous invite "à avoir le regard fixé, en cette journée, sur tous ceux qui tendent les mains en criant au secours et en sollicitant notre solidarité."

La pauvreté est au cœur de l’Évangile, et l’Église doit être davantage une Église de pauvres. Mais comment concilier la compassion vis à vis de ceux "qui tendent les mains" et la béatitude proclamée par le Christ « bienheureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous » ? Peut-on être pauvre « en esprit » et « de cœur » sans avoir jamais expérimenté la pauvreté matérielle ? La pauvreté choisie est une vertu chrétienne qui libère, mais il y a malheureusement dans ce monde beaucoup trop de pauvreté subie. C’est d’abord à ceux qui la subissent que s’adresse le Pape. Mieux que les nantis, ils nous enseignent par leur expérience du manque, un chemin d’espérance.

Pour mieux percer cette apparente contradiction laissons la parole à ceux qui vivent cette pauvreté matérielle au quotidien :

- « La rue ne pardonne rien aux faibles de corps ou d’esprit, il faut chaque matin, en sortant de son duvet, se motiver mentalement pour rester propre et positif. C’est un travail quotidien et, à ce prix, la situation ne peut que s’arranger ! »
- « Être pauvre, cela est n’avoir plus rien ou presque, mais être riche à l’intérieur de soi-même, avoir quelques sous, à manger tout simplement, errer de droite à gauche pour chercher quand on a tout perdu ou presque. »
- « Avoir un toit sur la tête quand la solitude vous pèse au quotidien . Reprendre goût à la vie pour tout reconstruire, tout cela n’est pas une mince affaire avec les difficultés que cela représente. »
- « Alors armons-nous d’espoir et de sagesse pour refaire surface, pour une vie nouvelle
pleine de réussites de de bonheur. »
- « Je suis pauvre et humble devant toi Seigneur, ne sachant où aller… La pauvreté m’a apporté d’être solidaire et patient dans ma vie. Être pauvre c’est être plus près de Toi, mon Dieu, la pauvreté est un don pour grandir. »

Ce que nous apporte la pauvreté, c’est la conscience du manque, l’expérience du besoin de l’autre, une vision sans défaitisme mais qui nous incite à l’espérance. Même dans les pires situations, malgré les souffrances, restons de vrais hommes, avec la dignité qui les caractérise. Il y a toujours plus pauvre que soi, mais notre pauvreté nous enseigne la solidarité, indissociable de la dignité, « dignité et solidarité sont les deux mamelles de la pauvreté ». (Fratello 2016)

« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour »…
Tous frères, fils d’un même Père, reconnaissons que nous avons besoin qu’Il nous nourrisse. Si c’est le travail de l’être humain de faire que le pain matériel soit mieux réparti en ce monde, chacun peut recevoir le pain spirituel que le Christ lui promet.
A l’image d’une faim jamais totalement assouvie, nous sommes dépendants de sa grâce pour grandir en humanité.

atelier d’écriture de Cœur du Cinq



 


JAMAIS PLUS LA GUERRE !

 

9 novembre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Le 11 novembre 1918, il y a exactement 100 ans, à 11h, les cloches des églises de France sonnaient pendant 11 minutes, pour marquer la fin de la Grande Guerre. Ce dimanche 11 novembre 2018, les cloches des églises sonneront de même pendant 11minutes pour marquer le centième anniversaire de l’armistice.

Cette mémoire me renvoie au discours du pape Paul VI à l’ONU, le 4 octobre 1965. Il disait alors à tous les membres de cette assemblée représentant le monde entier : « Il n’est pas besoin de longs discours pour proclamer la finalité suprême de votre Institution. Il suffit de rappeler que le sang de millions d’hommes, que des souffrances inouïes et innombrables, que d’inutiles massacres et d’épouvantables ruines sanctionnent le pacte qui vous unit, en un serment qui doit changer l’histoire future du monde : jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C’est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité ! »

Mais, comme cette paix est difficile à faire germer et comme elle a du mal à croître à travers le monde. Tellement d’inquiétude et de défiance séparent les peuples ! La paix paraît tellement difficile, que l’on se prend parfois à espérer la paix du plus fort, celle qui impose le silence aux autres par la force des armes. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus dénonce l’orgueil du « paraître ». Cette attitude, qui nous pousse à revendiquer toujours la première place, fait de la prière elle-même un calcul intéressé ! « Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières ». C’est le règne de l’injustice qui ouvre la porte à toutes les révoltes.

L’exemple que Jésus met en lumière est celui de l’aumône de la veuve. Cette femme est dans l’« être », pendant que les autres sont dans le « paraître ». Sa relation à Dieu est toute entière de confiance. « Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Elle place sa foi en Dieu premier servi. Quel rapport avec la mémoire du 11 novembre ? Je le vois, ce rapport, dans l’attitude même de cette femme que Jésus révèle à ses disciples.

C’est une invitation qui nous est faite à nous chrétien à mettre Dieu en premier. S’approcher de lui, c’est mourir à la guerre et naître à la paix, du moins si nous le faisons non pas pour paraître, mais dans une démarche de réel abandon à sa volonté.

« A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. » (Jn14) Ainsi, pour nous, baptisés, la paix est l’expérience spirituelle sans doute la plus forte de notre relation à Dieu.
Cette paix qui vient de Dieu touche d’abord notre être, puis elle nous fait entrer dans une relation apaisée avec les autres, une relation d’où l’orgueil du paraître est écarté. Comme une lumière qui se répand, la paix qui vient de Dieu tisse un lien d’unité entre nous ! Comme je voudrais que cette paix-là déborde les frontières et réconcilie les peuples !

Alors, le cri du pape Paul VI au monde pourrait se réaliser : « jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C’est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité ! »

P. Albert Gambart



 


NOTRE PERE

 

31 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

A chaque fois que nous fêtons la Toussaint, la prière du Notre Père que Jésus enseigne à ses apôtres prend pour moi un éclat particulier, en résonance avec l’Évangile des Béatitudes. Elles sont comme la mise en pratique des demandes du Notre Père.

« Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux ! Notre Père qui es au cieux, que ton Nom soit sanctifié ! » Jésus est le pauvre de cœur par excellence ! De riche qu’il était, il se fait pauvre pour faire la volonté de son Père ! « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parvienne à la pleine connaissance de la Vérité ». (1Th2,4) Le pauvre de Cœur veut ce que Dieu veut, et ainsi, il sanctifie le nom du Père !

« Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés ! Que ton Règne vienne ! » Lorsque l’injustice gagne, lorsque le pauvre est écrasé, lorsque le riche triomphe au mépris des souffrances du peuple, nous pleurons de souffrance, de rage ou d’impuissance. Faire advenir son Règne, c’est donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, visiter le malade, défendre l’opprimé ! A ceux-là, le Seigneur dit « venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous », le pays de la Consolation ! (Mt25,34)

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour ! » Quelle est notre faim ? Pour quelle justice ? Avoir faim du pain qui vient de Dieu c’est communier à la Vie qu’il nous donne, faire partie de son corps et travailler au bien du corps entier. C’est toujours rechercher la justice qui découle du commandement nouveau : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ! »

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ! » Celui qui a expérimenté la miséricorde du Père sait être miséricordieux avec ses frères. Sa manière de faire justice, c’est de savoir pardonner. Alors Il ouvre un chemin de salut pour le pécheur, pour l’injuste.

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! Ne nous laisse pas entrer en tentation. » Le cœur pur regarde vers Jésus et il marche sur l’eau ! Il ne se laisse pas submerger par la séduction du péché. Ce cœur-là se purifie de tous les faux amours pour accueillir l’Amour de Dieu. La tentation n’a plus sa place dans un tel cœur plein d’Esprit Saint !

« Heureux les artisans de paix, car le Royaume des cieux est à eux. Mais délivre nous du mal ! » A la suite de Jésus, voilà le travail des artisans de paix : délivrer notre monde de la violence et de la guerre ; ouvrir à tous le Royaume qu’ils portent en leurs cœurs purifiés !

Au Seigneur appartiennent la gloire, le règne et la puissance ! Quand bien même nous serions soumis à la persécution, celle-ci ne peut détruire le Royaume de Dieu vers lequel nous marchons, et qui est déjà présent en nos cœurs et en l’Église.

Devenir saint, c’est devenir filles et fils du Père, en suivant le chemin que Jésus nous ouvre, en comprenant que notre vie sur la terre est un pèlerinage vers la maison du Père !

Père Albert Gambart



 


ANNONCER LA BONNE NOUVELLE EST NOTRE MISSION

 

31 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Le mois consacré à la Mission va bientôt s’achever. Autrefois lorsque l’on parlait de mission, on pensait à ceux ou celles qui partaient pour annoncer le nom de Jésus chez les « infidèles » dans un pays lointain. Mais aujourd’hui le concept de mission n’est plus le même, nous comprenons que chaque baptisé est missionnaire là où il est.

L’ordre de Jésus est d’aller annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu dans le monde entier. Ce qui signifie aujourd’hui adapter l’annonce de l’Évangile aux différentes cultures, dans un esprit d’écoute et de dialogue, et aussi d’engagement à défendre la vie et l’environnement, comme nous le rappelle le Pape François.
Le sens de la mission est d’avoir une vraie rencontre personnelle avec Jésus Christ ; comme Bartimée, dans le récit de l’évangile de Marc (10,46-52).
Dans ce récit, il existe deux types de cécité, la cécité physique comme celle de Bartimée et l’aveuglement spirituel de ceux qui accompagnent Jésus. En effet ils ne se rendent pas compte de la triste situation de Bartimé en raison de leur attitude égoïste.

La dynamique de la mission nous ramène à plusieurs lieux et réalités là où existe encore un manque des valeurs de l’évangile et de la présence de l’Église. C’est pour cela que l’église devient toute entière missionnaire ; en effet elle se définit et se comporte désormais entièrement comme missionnaire.

Le courage et la confiance de Bartimée, ainsi que la sensibilité et la proximité de Jésus l’ont guéri, et grâce à lui la foule aussi a été guérie de son égoïsme. Ce récit expose le vrai sens de la mission de Jésus, l’accomplissement du salut annoncé par le prophète Isaïe ; la libération attendue par les pauvres, les démunis d’hier et d’aujourd’hui. La mission de Jésus doit toujours guider l’Église, mais plus particulièrement la communauté qui doit être un signe de communion et de fraternité.

Enfin, cet homme, Bartimée, a quelque chose de plus à nous apprendre sur la prière, surtout pour ceux qui croient ne pas savoir prier. Il insiste en appelant Jésus, et avec trois mots seulement il lui dit tout ce dont il a besoin. Manquons-nous de foi ? Alors disons-lui : « Seigneur augmente ma foi. Avons-nous des amis ou de la famille qui a abandonné la pratique de la religion ? Prions ainsi : Seigneur Jésus fais qu’ils voient ». La situation de l’aveugle est triste, mais beaucoup plus triste est celle du non croyant.

Avec le psaume de la célébration de ce trentième dimanche du temps ordinaire disons « quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ». Nous louons Dieu pour les œuvres missionnaires, louons les merveilles réalisées grâce à la prédication de l’évangile à travers le monde.

P Anderson Marçal Pires



 


LA REQUÊTE DES FILS DE ZEBEDEE

 

19 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

« Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Telle est la demande que les fils de Zébedée formulent à Jésus.

Mais pourquoi une telle demande si prétentieuse ? Qu’est ce qu’elle signifie ? Ne cherchent-ils pas à convoiter les premières places, les plus hautes charges et les honneurs les plus élevés ? Il semble qu’ils veulent avoir autorité sur les autres. C’est pourquoi, Jésus comprenant bien l’arrière fond de leur projet s’oppose à leur prétention. Il dévoile leurs pensées discrètes en leur disant « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ». Encore ajoute-t-il « le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

A travers ces mots, nous pouvons certainement comprendre que Jésus ne voudrait pas que ses disciples commandent comme font les grands de ce monde, qui font sentir leur pouvoir aux plus petits, aux démunis, aux sans voix.
Cependant, ils ne doivent pas ambitionner le premier rang, les grands honneurs. Ils doivent plutôt être aux services des frères. Alors, et nous, à qui l’évangile veut s’adresser, quelle est notre attitude ? Ne serions nous pas tentés de dire que nous sommes différents des fils de Zébédée ? Ne faisons nous pas parfois la course au pouvoir ? Ou comment agissons nous lorsque nous avons la responsabilité de diriger les autres ?

En résumé, pourrions-nous dire que le Christ voudrait nous inviter à une certaine humilité. Il veut que nous puissions nous appliquer à devenir les hommes et les femmes les plus simples, les plus humbles et les plus petits de tous.

C’est en se plaçant après les autres, en étant serviteur de tous que nous pourrions devenir grands.

L’évangile ne nous enseigne-t-il pas en effet « quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé ? » (Luc 14,11)



 


SAGESSE, DISCERNEMENT, PAROLE DE DIEU

 

12 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

« Le discernement est un instrument de lutte pour mieux suivre le Seigneur. »

Même si la longévité de l’existence humaine augmente, nos vies sont fragiles. Qu’est-ce qui nous permet de vivre et de regarder notre avenir ? Le métier et son salaire, le logement, la santé aidée par les soins et les traitements de toutes sortes, l’environnement humain : famille, amis, collègues et voisins… Nous pouvons continuer la liste, sans oublier notre manière de vivre : l’équité, le respect des autres et la justice, la bienveillance également.

Tout cela la plupart parmi nous en bénéficient et en vivent ; c’est légitime et souvent très beau. Même si nous ne sommes pas parfaits, le Seigneur pose sur nous, sur chacun et sur tous, un regard aimant, comme il l’a posé sur l’homme riche. Son regard et son amour sont un appel à le suivre.
Pendant ce temps le livre de la Sagesse nous invite à exercer le ‘discernement’, la lettre aux Hébreux insiste sur le rapport à la Parole de Dieu ‘qui juge des intentions et des pensées du cœur ; et l’Evangile nous place devant notre rapport à l’argent, indispensable dans nos vies, mais parfois obstacle à tant de choses ‘ces biens qui font que l’homme devint sombre et s’en alla tout triste.’

Nous voilà donc appelés au discernement grâce à la Parole de Dieu, pour voir ce qui est beau, légitime et solide dans nos vies, peut-être aussi ce qui est de travers, et ce qui fait obstacle à suivre complètement le Christ. Il s’agit d’être acteur du Royaume de Dieu dans ce qui constitue le réel et le quotidien de nos vies.

Il n’est pas question d’entrer tous au séminaire ou au couvent (encore qu’il soit urgent qu’il y ait davantage de prêtres et de religieux). Comme dit le Pape François :

« Le discernement est un instrument de lutte pour mieux suivre le Seigneur. Nous en avons besoin pour être disposés à reconnaître les temps de Dieu et de sa grâce, pour ne gaspiller les inspirations du Seigneur, pour ne pas laisser passer son invitation à grandir. » –Gaudete et Exsultate –La Joie et l’Allégresse - § 169

P. Bernard Bommelaer



 


DEVENIR SAINT !

 

5 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

L’Évangile des Béatitudes constitue la définition même de la sainteté telle que le pape François veut nous la faire découvrir.

Ce dimanche, nous allons être environ 250 paroissiens à nous retrouver à Notre Dame de l’Ouÿe . Nous nous inspirerons de l’exhortation apostolique du pape François, « Gaudete et Exultate » pour nourrir cette rencontre, et éclairer toute notre année !

L’Évangile des Béatitudes constitue la définition même de la sainteté telle que le pape François veut nous la faire découvrir : douceur, patience dans l’épreuve, compassion, soif de justice, miséricorde, pureté, paix : telles sont les effets de la sainteté qui se développe dans le cœur du croyant.

Le saint Père nous invite à nous poser la question par rapport à nous-mêmes : où en suis-je sur ce chemin ? Son invitation à notre propre conversion n’est pas à recevoir comme un défi, comme quelque chose à faire. Elle est l’invitation à s’ouvrir à la bonté même du Seigneur, qui passant par le cœur de l’homme, construit le peuple de Dieu.

En parcourant le chapitre 2 du livre de la Genèse et le chapitre 10 de l’évangile selon saint Marc, je me disais que cet appel à la sainteté s’adresse à tous les baptisés. Au début du livre de la Genèse, Dieu dit : « il n’est pas bon que l’homme soit seul ! » Pourtant, il est au milieu des animaux du paradis terrestres. Et cela ne comble pas sa solitude. C’est la création de la femme qui le révèle à lui-même, qui rompt son isolement. Il reçoit son épouse comme un don et la louange monte de son cœur vers le donateur, Dieu.
Dans l’évangile, les pharisiens posent la question de la répudiation de leur femme. On est bien loin de l’action de grâce pour le don de Dieu. L’homme est alors dans la possession de l’autre que l’on domine. « Quelles sont les conditions pour que je puisse jeter l’autre ? » La possession de l’autre, la convoitise, la jalousie, la colère contre Dieu, ce sont les conséquences du péché de l’homme depuis qu’il a cessé de regarder vers Dieu.
La réponse de Jésus renvoie ses interlocuteurs au récit de la Création : « Au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme…. Ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Nous sommes avant le péché ! Seul Jésus pouvait dire cette parole, car comme Fils de Dieu Sauveur, lui seul peut briser l’enchainement du péché qui nous domine. Lui seul peut nous faire entrer à nouveau dans l’intention créatrice de Dieu.

Si nous suivons Jésus, nous sortons de la convoitise et nous entrons dans la générosité du don. La relation n’est plus vécue comme une domination de l’un sur l’autre, mais comme un don mutuel de l’un à l’autre, dans l’action de grâce de la rencontre !

Alors, le mariage est vraiment un chemin de sainteté. Le Sacrement du mariage construit l’Eglise. L’amour des parents est le terreau sur lequel les enfants vont pouvoir s’épanouir et s’ouvrir au monde dans la confiance ; suivre le chemin pour devenir saint.

Père Albert Gambart



 


Ne coupez rien, laissez l’Esprit agir !

 

28 septembre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Editorial du dimanche 30 septembre 2018, par le père Alexis Bacquet

Notre page d’Evangile, ce dimanche, commence par une sorte de sectarisme de la part de l’un des douze apôtres. L’un d’entre eux rapporte à Jésus : « Nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom et nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent » Ah ! Ce désir du petit groupe de « purs », de « comme il faut », ce désir identitaire qui nous menace tous à bien des moments de notre existence ! Jésus propose qu’on laisse faire en ajoutant : « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous »

Relisez notre première lecture, tirée du livre des Nombres : Là aussi des puristes protestent auprès de Moïse contre deux hommes ne faisant pas partie des 70 anciens et qui prophétisent dans le camp des hébreux. Réaction de Moïse : « Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! »

De quoi est-il question dans ces deux récits ? Tout simplement de laisser l’Esprit agir, un Esprit de Dieu qui passe les frontières et assouplit les nuques raides. Un Esprit de Dieu qui ne nous laisse pas aveuglément sous le joug des normes, des contraintes, des traditions humaines et des lois. Cet Esprit de Dieu ne supprime pas la loi mais il ne veut pas faire de nous des esclaves de la loi. C’est bien là le combat du Christ au cours de tant de ses rencontres…
Alors la deuxième partie de notre page d’Evangile n’est - t-elle à comprendre comme si Jésus faisait un raisonnement par l’absurde…ta main t’entraine au péché, coupe-la ! Ton pied t’entraine au péché, coupe-le ! Ton œil t’entraine au péché, arrache-le ! On pourrait continuer ainsi, et que resterait-il de nous, de chacun de nous ?

Tant que nous sommes sous le joug de la loi, nous sommes des pécheurs condamnés et sans issue.

Si nous sommes dans le mouvement de l’Esprit de Dieu, nous nous reconnaissons pécheurs, et cependant aimés et par dessus tout pardonnés. Alors pas question de couper !

Il est plutôt question de laisser le pardon de Dieu agir en nous et l’Esprit
de Dieu nous remettre en action, malgré nos faiblesses. Ta main peut parfois t’entraîner au péché, mais elle peut aussi être « celle qui donnera un verre d’eau au nom de ton appartenance au Christ » comme le souligne Jésus. Ton œil peut t’entrainer au péché, mais ne l’arrache pas trop vite ! Laisse-toi pénétrer par l’Esprit de Dieu, que cet œil puisse voir et encourager ce qui est bon. Ton pied peut t’entraîner au péché, mais il peut être aussi celui qui te rapproche d’un frère ou d’une sœur qui a besoin de ton soutien.

Seigneur, donne-nous d’être tes mains, tes pieds, tes yeux et ta Parole ! Que nous soyons, malgré nos échecs et nos faiblesses, de ceux qui aiment la vie que tu donnes et qui s’efforcent de la faire grandir  !

P. Alexis Bacquet



 


« De quoi discutiez-vous en chemin »

 

28 septembre 2018 par Père Albert Gambart

Editorial du dimanche 23 septembre 2018, par le père Albert Gambart

Jésus pose à ses disciples la question qui les dérange : « De quoi discutiez-vous en chemin ? ». Et les disciples se taisent, pas fiers, car ils ont bien conscience que leur discussion était inconsistante, futile, puérile. Lequel est le plus grand ?
Le contraste est vraiment frappant avec l’annonce de la passion et de la mort de Jésus ! La semaine dernière, Jésus disait à Pierre qui se mettait en travers de son chemin, « passe derrière moi, Satan, tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ». Et aujourd’hui, l’évangéliste Marc souligne que les apôtres ne comprennent pas les paroles de Jésus. Même pour ceux qui sont ses plus proches, Jésus est incompréhensible, hors de portée. Comme les apôtres, nous avons bien du mal à suivre le chemin du Christ Jésus, car nous ne le comprenons pas !
Leur discussion en chemin manifeste vraiment bien ce décalage entre le maître et les disciples ! En effet, ils cherchaient à savoir lequel était le plus grand ! La lettre de saint Jacques vient donner une réponse : « La jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. » Et il conseille d’accueillir la sagesse qui vient d’en haut.
La sagesse qui vient d’en haut, elle a pris corps en la personne de Jésus-Christ, et c’est en l’écoutant, en le suivant que nous découvrons la véritable pureté, la paix, la bienveillance et la miséricorde. Nous sortons alors de l’esprit de convoitise qui rend l’homme criminel !
Cela m’évoque une autre discussion en chemin ! Lorsque Jésus rejoint les disciples d’Emmaüs, il leur pose la même question : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. Mais là,

Jésus va leur ouvrir la porte du royaume, et donner un sens à leur discussion, un sens qui va de la mort à la vie ! Et cette vie, Jésus-Christ en est la source. Peut-être faut-il cesser de discuter, et marcher vers la Source ?

Ce dimanche, lors de la messe des jeunes et des familles à 11h, les catéchistes seront envoyés en mission. Cette mission est bien au-delà d’un enseignement systématique ! C’est cette sagesse même qui vient de Dieu, cet Esprit de Sagesse, de pureté, de paix et de miséricorde que nous, baptisés, sommes invités à transmettre à nos enfants par le témoignage de notre foi. Accueillir un enfant au nom de Jésus, c’est l’accueillir comme Jésus l’accueille, en donnant son Esprit Saint.

Prions le Seigneur de vivre cette mission dans l’Esprit d’humilité, de pureté et de douceur afin que l’Eglise grandisse et fasse monter vers le Seigneur sa louange d’action de grâce.

P. Albert Gambart



 


« Talitha koum »

 

29 juin 2018 par Père Albert Gambart

Editorial du 1er juillet 2018, par le p. Albert Gambart
« Talitha koum ». Cela veut dire « Jeune fille, lève-toi ! » ! c’est la parole de Jésus lorsqu’il ramène à la vie la jeune fille de 12 ans, après avoir guéri la femme malade depuis12 ans ! 12 ans, c’était l’âge de la majorité religieuse dans le peuple juif, l’âge de la « bar Mitzvah » pour les garçons, de la « bat Mitzvah » chez les filles.

C’est l’âge où l’on est censé appliquer pleinement les commandements de Dieu. Dans la tradition catholique, à 12 ans nous fêtions la « Communion Solennelle ». C’était l’âge où les adolescents étaient censés prendre conscience du geste de la communion, alliance avec le Seigneur Jésus dans le sacrement de l’Eucharistie. Après le concile Vatican II, la « Communion Solennelle » est devenue la Profession de Foi. D’une part, cela permet à la « première Communion » que l’on appelait aussi « petite communion » ou « communion privée » de retrouver une véritable place dans la vie de foi des enfants. Et d’autre part, ce terme de « Profession de foi » exprime la proclamation de la foi dans le Christ Ressuscité que l’adolescent fait aux alentours de 12 ans.

Ainsi, nos « 12 ans » sont marqués par la profession de foi. Et qu’est-ce que la profession de foi pour nous chrétiens, sinon l’expression de notre adhésion au mystère du Christ Ressuscité et qui donne la vie ! Le livre de la Sagesse nous dit : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent. » Cette vie qui vient du Père, Jésus la donne en rappelant à la vie la jeune fille et en guérissant la femme malade. Il répond à l’acte de foi de cette femme : « ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ». Au père de la jeune fille, Jésus dit : « Ne crains pas ! Crois seulement ! » L’entourage du père l’invitait en effet à ne pas « déranger le maître », puisque « la jeune fille vient de mourir ». Jésus se rendant au chevet de la fillette lui dit : « talitha koum », « jeune fille, lève-toi ! » Il lui donne la vie ! Cette jeune fille est l’image de l’humanité sauvée par Dieu !

Jésus rend la jeune fille à son père, il rétablit la relation entre le père et la fille, la mort n’a pas été la plus forte. Dans la guérison de la femme qui a des pertes de sang, Jésus appelle cette femme « ma fille ». De plus, à l’étonnement des disciples, Jésus, se rendant compte qu’une force est sortie de lui, demande : « qui m’a touché ? » Comme si cette force venait de plus loin que l’homme Jésus ! Sans doute veut-il manifester le renouveau de l’alliance avec notre Dieu et Père, source de la vie dont il est l’Envoyé, le Messie. En appelant « ma fille », cette femme que la maladie rendait impure, intouchable, Jésus montre qu’il est venu rétablir la relation au Père ! La profession de foi en Jésus Ressuscité nous fait rentrer dans la filiation divine ! Nous vivons d’une autre vie, qui nous libère du péché.

Alors, notre foi est vraiment le témoignage qui jaillit de notre cœur ! « Il est vraiment ressuscité, ce Jésus que vous avez crucifié ! » Nous croyons que Jésus est vraiment le Fils de Dieu, et qu’il nous donne la vie qui vient de Dieu. Nous prenons conscience que notre vie chrétienne n’est pas seulement de temps en temps, mais en tout temps et en tout lieu !

Chères sœurs et chers frères, au moment où nous serons nombreux à partir en vacances, je prie le Seigneur pour que ce temps de repos soit aussi un temps où nous nous tournons vers le Seigneur, pour vivre de sa vie, pour puiser à la vraie source, pour entrer dans sa sainteté. Ainsi, nous reviendrons plus fort pour aborder notre vie de tous les jours !

Je vous souhaite de très bonnes et très saintes vacances.

Père Albert Gambart



 


Qui est Jésus ?

 

23 mai 2016 2016 par Paroisse Saint-Médard

Une opportunité de rencontrer Jésus, de mieux le connaître, de prendre conscience qu’il peut changer une vie.

Construit autour de questions, le site jesus.catholique.fr->http://jesus.catholique.fr/] propose des réponses sous différentes formes :
- question
- œuvre d’art,
- prière
- vidéo
- témoignage vidéo

Des témoignages vidéo dévoilent comment la rencontre avec Jésus peut changer et bouleverser une vie. Chacun est invité à une découverte progressive, à un parcours personnel selon la forme qui le touche : texte, vidéo, œuvre d’art, prière.

Le site jesus.catholique.fr est un projet porté par la Conférence des évêques de France.



 


Visiter un cimetière, la tombe d’un proche

 

23 mai 2016 2016 par Paroisse Saint-Médard

Le mot cimetière a pour origine le mot grec koimêtêrion et signifie le lieu où l’on dort, le dortoir... Il correspond bien à la vision chrétienne de la mort : ceux qui nous ont quitté dorment dans la paix en attendant le jour de la Résurrection

Ces journée peuvent être pour nous l’occasion d’une viste au cimetière, au lieu du repos et même si nous avons éloigné les cimetières de l’abord immédiat des église, ils conservent par leur aspect et leur quiétude non pas un sens de mort mais un sens de vie.
Visiter une tombe, un cimetière nous invite également à la prière ;

PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS LORS D’UNE VISITE AU CIMETIÈRE

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen !
Nous sommes venus aujourd’hui pour rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, et nous voulons les confier, encore une fois, à la tendresse de Dieu. Ici reposent :
(citer les prénoms, éventuellement le lien de parenté pour expliquer aux enfants, l’année de leur décès).
Nous pensons aussi à ceux qui ne reposent pas ici mais qui sont présents dans notre
prière (même démarche).

On peut partager un temps de silence, ou relever telle ou telle qualité ou trait marquant des personnes que l’on cite.

Ensemble prions :
Seigneur Jésus-Christ, avant de ressusciter, Tu as reposé trois jours en
terre, et depuis ce jour-là, la tombe des hommes est devenue, pour les
croyants, signe d’espérance en la Résurrection. Nous Te prions, Toi qui
es la Résurrection et la Vie : donne aux morts de reposer en paix dans
ce tombeau jusqu’au jour où Tu les réveilleras, pour qu’ils voient, de
leurs yeux, dans la clarté de Ta face, la lumière sans déclin. Toi qui
règnes pour les siècles des siècles. Amen !

Notre Père...

Sainte Marie, toi qui es notre douce mère sur cette terre et qui nous attires vers ton Fils, reçois notre prière et veille avec l’amour d’une mère sur nos morts maintenant qu’ils sont partis. Et donne-nous, nous qui sommes encore en marche sur terre, d’être fidèles à l’Amour de Dieu qui veut que nous ayons la Vie, et la Vie éternelle.

Je vous salue,Marie, ...
Que le Seigneur nous bénisse, qu’il nous garde de tout mal et nous
conduise à la vie éternelle. Amen !



 


Saint(e) du jour

 

23 mai 2016 2016 par Paroisse Saint-Médard



 


Textes de la messe du jour

 

23 mai 2016 2016

  • Première lecture : « Nous devons apporter notre soutien aux frères pour être des collaborateurs de la vérité » (3 Jn 5-8)

    Lecture de la troisième lettre de saint Jean

    Bien-aimé,
    tu agis fidèlement
    dans ce que tu fais pour les frères,
    et particulièrement pour des étrangers.
        En présence de l’Église,
    ils ont rendu témoignage à ta charité ;
    tu feras bien de faciliter leur voyage
    d’une manière digne de Dieu.
        Car c’est pour son nom
    qu’ils se sont mis en route sans rien recevoir des païens.
        Nous devons donc apporter notre soutien à de tels hommes
    pour être des collaborateurs de la vérité.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 111 (112), 1-2, 3-4, 5-6)

    Refrain psalmique : (Ps 111, 1a)

    Heureux qui craint le Seigneur.
    ou : Alléluia !

    Heureux qui craint le Seigneur,
    qui aime entièrement sa volonté !
    Sa lignée sera puissante sur la terre ;
    la race des justes est bénie.

    Les richesses affluent dans sa maison :
    à jamais se maintiendra sa justice.
    Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
    homme de justice, de tendresse et de pitié.

    L’homme de bien a pitié, il partage ;
    il mène ses affaires avec droiture.
    Cet homme jamais ne tombera ;
    toujours on fera mémoire du juste.

  • Évangile : « Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? » (Lc 18, 1-8)

    Acclamation : (cf. 2 Th 2, 14)

    Alléluia. Alléluia.
    Par l’annonce de l’Évangile,
    Dieu vous appelle à partager
    la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
        Jésus disait à ses disciples une parabole
    sur la nécessité pour eux
    de toujours prier sans se décourager :
        « Il y avait dans une ville
    un juge qui ne craignait pas Dieu
    et ne respectait pas les hommes.
        Dans cette même ville,
    il y avait une veuve qui venait lui demander :
    “Rends-moi justice contre mon adversaire.”
        Longtemps il refusa ;
    puis il se dit :
    “Même si je ne crains pas Dieu
    et ne respecte personne,
        comme cette veuve commence à m’ennuyer,
    je vais lui rendre justice
    pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »

        Le Seigneur ajouta :
    « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
        Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
    qui crient vers lui jour et nuit ?
    Les fait-il attendre ?
        Je vous le déclare :
    bien vite, il leur fera justice.
    Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra,
    trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

                – Acclamons la Parole de Dieu.



 


Prière pour la canonisation de la bienheureuse Rosalie

 

23 mai 2016 2016 par Père Emmanuel Boudet

Bienheureuse Rosalie Rendu a vécu plus de cinquante ans son activité apostolique près de Saint-Médard.

Seigneur,
Tu as mis au cœur de la Bienheureuse Rosalie Rendu une ardente charité envers ceux qui connaissent l’épreuve et la souffrance,
Tu lui as donné de stimuler de nombreuses personnes à s’engager au service des plus déshérités.

Nous Te prions pour que, par son intercession, elle obtienne bien des Grâces, que bientôt elle prenne rang officiellement parmi les saints du Ciel et ouvre un chemin d’espérance à ceux qui veulent témoigner de Ton Amour pour tous.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.



 


Visite guidée de l’église St Médard

 

30 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Art, Culture et Foi vous donne rendez-vous le 18 novembre à 16h30 pour une visite guidée de l’église St Médard.



 


TOUSSAINT 2018

 

25 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Journée de prière pour les Défunts. Souvenons-nous dans nos prières de tous ceux et celles de notre paroisse
dont les obsèques ont été célébrées cette année et de tous les défunts.

A Saint Médard, une messe sera célébrée pour les défunts de l’année le vendredi 2 novembre à 19h



 


Une lecture des Actes des Apôtres

 

19 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Une rencontre par mois le jeudi à 20h45
Dates : 15 novembre, 13 décembre, 10 janvier 2019, 7 février, 21 mars et 18 avril

Contact : P. Alexis Bacquet ( alecsixbacquet chez gmail.com)



 


Groupe de prière "Exultet"

 

14 septembre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Le groupe de prière "Exultet " vous invite chaque mercredi soir à un temps un temps de louange, de prière, d’adoration et d’écoute de la Parole de Dieu. Chaque mercredi de 20h à 21h à l’église St Médard (sauf vacances scolaires).

Venez nous rejoindre chaque mercredi pour un temps de prière.
"Par le biais de la prière, nous pouvons entrer dans une relation stable avec Dieu, source de la vraie joie", écrit le pape François. (Tweet du 28 févr. 2017)



 


Collégiens-lycéens : Aumônerie de Saint Médard

 

30 août 2018 par Père Alexis Bacquet

L’aumônerie accueille tout au long de l’année les collégiens et lycéens de notre quartier : Pierre Alviset, Sr Rosalie et Raymond Queneau.
Jeudi 13 septembre : goûter de rentrée (17h30) et réunion d’information (19h00) des parents

L’aumônerie des collégiens et des lycéens de Saint-Médard

Les jeunes qui participent aux activités reçoivent une formation chrétienne complète, tout en vivant ensemble des temps forts tout au long de l’année : Sorties, week-ends, visites, mini-camps, soirées-jeux, … La profession de foi est proposée en 5ème, et la confirmation aux 3ème. Ceux qui n’ont pas encore reçu le baptême peuvent également se préparer dans le cadre de l’Aumônerie.

L’aumônerie et ses animateurs accueillent TOUS les jeunes qui le souhaitent chaque mardi et jeudi, à la Maison des jeunes Saint Médard (3 rue du Gril), à partir de 16h. Un goûter leur est servi, ils peuvent également y faire leurs devoirs, ou lire ou encore jouer.

Les rencontres de l’aumônerie ont lieu en période scolaire à la Maison des jeunes, 3 rue du Gril :

  • Elèves de 6ème : Le mardi ou le jeudi ( au choix) 17h15 à 18h
  • Elèves de 5ème  : Le mardi de 17h15 à 18h30 ou le jeudi (en fonction de leur emploi du temps et des places disponibles) , de 17h45 à 18h45
  • Elèves de 4ème : Le mardi de 18h30 à 19h30
  • Elèves de 3ème  : Le jeudi de 18h30 à 19h30

à l’église Saint Médard, au 1 rue de Candolle :
-* Lycéens :

    • chaque semaine le mercredi de 20h15 à 21h, groupe de prière Exultet
    • tous les quinze jours à 19h pour une rencontre thématique

En plus de ces rencontres hebdomadaires, des week-ends et des camps sont également proposés :

  • Week-end de rentrée en septembre
  • Séjour à la communauté de Taizé pour les lycéens
  • Rassemblement des 6èmes fin janvier
  • Retraite de profession de foi pour les 5ème, retraite de confirmation pour les 3ème au printemps
  • Camp ski-spi de l’ACEL, 1ère semaine des vacances de février, pour les jeunes du CM1 à la 3ème
  • Rassemblement du « Frat » à Lourdes pour les lycéens, à Jambville pour les 4ème-3ème
  • Organisation d’un concert de pop-louange en juin.

- Aumônier : P. Christian Mahéas, qui prendra ses fonctions début décembre 2018
- Responsable : M. Quentin Pouteau

Inscriptions et renseignements auprès de l’aumônerie



 


Messe des jeunes et des familles

 

9 octobre 2018 par Père Alexis Bacquet

Venez nous rejoindre pour la messe des jeunes et des familles qui sera célébrée les dimanches à 11h. La messe est animée par les jeunes qui animent les chants et jouent de la musique. La prédication est adaptée aux petits enfants à qui est proposé l’éveil à la foi.

Un dimanche par mois à 11h

Dates de la messe des jeunes et des familles

  • 23 septembre 2018
  • 18 novembre
  • 9 décembre
  • 27 janvier 2019
  • 17 mars
  • 7 avril
  • 19 mai
  • 10 juin


 


HIVER SOLIDAIRE 2018 à la paroisse

 

16 novembre 2018 par Paroisse Saint-Médard

Vivre la fraternité avec des personnes de la rue
La campagne Hiver Solidaire, c’est accueillir chaleureusement, comme en famille, pour la soirée et pour la nuit, des personnes de la rue pendant les mois d’hiver dans les locaux de l’association Cœur du Cinq.

C’est une organisation souple, mise en œuvre par la paroisse, permettant à chacun de vivre cette rencontre enrichissante et de vivre cette phrase de l’évangile :

"Ce que vous avez fait aux plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait"

.

Rejoignez l’équipe Saint-Médard de l’Hiver Solidaire.

Réunion d’information et de lancement
le lundi 3 décembre à 20h 30 salle Cana



 


Journée Mondiale des Pauvres à Saint Médard le 18 novembre 2018

 

16 novembre 2018 par Paroisse Saint-Médard

11h00 Messe des Jeunes et des familles
Témoignage de Bertrand Cavalier, diacre et président de Cœur du Cinq

Pour initier et vivre cette rencontre authentique, les amis de Cœur du Cinq, des personnes de la rue, vous invitent à partager

UN DÉJEUNER FRATERNEL SALLE CANA
LE 18 NOVEMBRE À 12H30.

Nous proposons à chacun de constituer le buffet en y apportant plats salés et dessert.



 


Journée mondiale des pauvres du 18 novembre 2018

 

5 octobre 2018 par Paroisse Saint-Médard

"Un pauvre crie, le Seigneur entend" (Ps 33,7)

MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

33ème Dimanche du Temps Ordinaire 18 novembre 2018

Un pauvre crie, le Seigneur entend

Pour cette journée mondiale des pauvres le pape écrit :

" J’invite mes frères évêques, les prêtres et les diacres en particulier, à qui on a imposé les mains pour le service des pauvres, (cf. Ac 6, 1-7), avec les personnes consacrées et tant de laïcs qui donnent corps à la réponse de l’Eglise au cri des pauvres, dans les paroisses, les associations et les mouvements, à vivre cette Journée Mondiale comme un moment privilégié de nouvelle évangélisation."

Les pauvres nous évangélisent, en nous aidant à découvrir chaque jour la beauté de l’Evangile. Ne passons pas à côté de cette occasion de grâce.

En ce jour, considérons-nous tous comme leurs débiteurs afin qu’en nous tendant la main les uns et les autres, se réalise la rencontre de salut qui soutient la foi, rend effective la charité et donne l’espérance pour progresser avec sûreté sur le chemin où le Seigneur vient à notre rencontre. "

Le message du pape François à télécharger

Message du pape François pour la journée mondiale des pauvres du 18 novembre 2018


Les Journées Mondiales des Pauvres auront lieu à Paris du 16 au 18 novembre 2018, sous la présidence de Mgr Aupetit, archevêque de Paris.



 


Tweets et vidéos du pape François

 

6 avril 2018 par Paroisse Saint-Médard

Les derniers tweets, angelus et audiences du mercredi en vidéo du pape François.

Tweets du pape François en français

Vidéos du pape François en français

Aller en haut à gauche du lecteur vidéo pour naviguer dans la playlist

Angelus du dimanche, place Saint-Pierre

Audience générale du mercredi, place Saint-Pierre



 


Le coq du clocher de Saint Médard

 

24 février 2017 2017 par Paroisse Saint-Médard

Le coq, restauré, redoré, a repris sa place - vertigineuse- aux côtés du paratonnerre au sommet du clocher.



 


Vous qui avez vécu le divorce

 

7 octobre 2016 2016 par Nursit, Père Bernard Bommelaer

Dans nos familles, parmi nos amis et nos collègues, au sein de la paroisse, les personnes, qui ont connu le divorce sont nombreuses. Pour toutes, ce fut un chemin difficile et douloureux.

Depuis, les unes vivent en couple, d’autres ont créé un nouveau foyer, d’autres restent seules. De nouveaux équilibres se sont créés. Eh pourtant beaucoup gardent une blessure enfouie mais non cicatrisée.

Des malaises demeurent en différents domaine y compris, pour certains , vis-à-vis de l’Eglise. Nous voudrions vous dire que vous avez votre place, une vraie place dans l’Eglise et dans votre communauté paroissiale, et ce n’est pas une invention d’aujourd’hui même si le Pape François en a beaucoup parlé.

Par ailleurs le chemin difficile que vous avez vécu vous a donné de savoir ce qu’est la solitude, souvent d’endurer la souffrance et peut-être même de connaître l’exclusion. Depuis, vous savez d’une manière nouvelle que le jugement n’est pas possible et qu’en revanche l’écoute et l’amitié ouvrent de nouveaux chemins : nous avons besoin de vous pour aider d’autres à trouver leur chemin.

Mais vous-même avez peut-être des questions à poser à l’Eglise, et en l’occurrence à un prêtre. Il peut s’agir de votre place dans l’Eglise, de l’éducation de vos enfants, de votre participation à la liturgie, à la messe ou encore de l’éventuelle reconnaissance de nullité de votre premier mariage… ou d’autres questions. Prêtres, nous serons heureux de vous accueillir et de parler avec vous.

Les prêtres de la paroisse

P. Albert Gambart, curé (01 44 08 87 01) Accueil samedi 10h15
P. Bernard Bommelaer (01 44 08 87 04) Accueil mercredi 17h
P. Benoît Strebler 01 44 08 87 07) Accueil jeudi 17h



 


2017, année électorale

 

23 septembre 2016 2016 par Paroisse Saint-Médard

Quelques éléments de réflexion proposés par la Conférence des Evêques de France.

La France va vivre une année électorale importante avec l’élection présidentielle et les élections législatives. À la veille de ce qui doit être un authentique débat démocratique, nous souhaitons appeler nos concitoyens à tenir compte de certains enjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante. Nous le faisons à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne et des textes publiés par le Pape François au cours des années écoulées.

Vous pouvez retrouver ce texte sur le site internet de la Conférence des Evêques de France.
http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/422466-2017-annee-electorale-quelques-elements-de-reflexion/

1. Démocratie et société de violence

La pratique démocratique établit des règles de débat qui permettent de confronter des convictions et de choisir pacifiquement entre différents projets de société. Quand la vie démocratique tombe dans le discrédit ou l’impuissance, les intérêts particuliers et les groupes de pression s’habituent à user de leurs moyens de contrainte pour forcer les responsables politiques à satisfaire leurs demandes. L’excès de lois trop circonstancielles émousse la force de la loi et le respect qui lui est dû. On s’efforce de dénier les procédures démocratiques pour obtenir par la contrainte, ou même la violence, ce que l’on n’a pas obtenu dans les urnes.

Si nous voulons progresser dans les pratiques démocratiques, nous devons promouvoir l’exercice du droit de vote en développant dans la société un véritable débat qui échappe aux postures, aux « petites phrases » et aux ambitions personnelles.

Le jeu médiatique, établi sur la mise en valeur excessive de la polémique et de la dénonciation, focalise l’attention générale sur des conflits de personnes ou des ambitions particulières en négligeant les convictions et les propositions argumentées. Il fait apparaître les projets et les candidats comme un jeu de rôles dans lesquels les enjeux ne sont présentés que comme des prétextes. Il ne favorise pas la confrontation pacifique, mais en développant la violence verbale, il contribue à développer une sorte d’hystérie de la vie publique.

Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions.

2. Pour un projet de société

Le débat démocratique n’est pas une fin en soi. Il est au service de la confrontation entre des opinions et des projets. Il doit donc être une occasion d’expliciter quel projet de société nous voulons soutenir et promouvoir. Trop souvent les critères mis en avant se limitent à envisager et exprimer les données économiques, comme si l’économie était le seul facteur de construction de la qualité de la vie humaine, personnelle et collective.

L’être humain est plus qu’un élément du processus économique. Les progrès technologiques et économiques doivent être au service du bien de tous et non seulement du profit de quelques-uns. C’est donc vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail.

La qualité humaine d’une société se juge aussi à la manière dont elle traite les plus faibles de ses membres : ceux qui sont laissés au bord du chemin de la prospérité, personnes âgées, malades, personnes handicapées… Nous ne pouvons être indifférents à aucune victime de notre société. Nous sommes responsables du respect de toute vie de son commencement à sa fin.

3. Vers un pacte éducatif

Ces progrès de la pratique démocratique vers une vie sociale paisible et plus fraternelle passent, nous le savons tous, par une meilleure qualité de l’éducation des jeunes. Cette amélioration toujours nécessaire repose sur la qualité de la scolarisation qui est trop souvent soumise à des réformes auxquelles on ne donne pas le temps de porter leurs fruits et sur lesquelles on ne fait que trop rarement une véritable évaluation. Mais surtout elle passe par une confiance à rétablir entre les familles et l’école.

Pour le bien des enfants, c’est un véritable pacte éducatif qui doit unir les familles et l’école, non une concurrence, moins encore une méfiance. Toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui affaiblissent la stabilité des familles et les moyens d’exercer leurs responsabilités ne peuvent jamais être compensées par une exigence incantatoire envers l’école. La marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes : les enfants. On ne peut pas espérer faire progresser la cohésion sociale en négligeant son tissu nourricier qui est la cohésion familiale. Les liens entre l’éclatement des familles, l’échec scolaire, la marginalisation des jeunes, parfois jusqu’à la délinquance, sont avérés, même si nous ne souhaitons pas le reconnaître. Les travaux du synode des évêques sur la famille, repris par le Pape François dans l’Exhortation Apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour), rappellent combien une famille unie est une ressource pour l’avenir et une espérance pour le bien de tous.

4. Solidarité

Une société vivante ne peut pas être la simple addition d’intérêts ou d’accords particuliers. Elle repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficace. C’est une des grandes responsabilités de l’État d’organiser cette solidarité, surtout dans les périodes de grandes difficultés économiques. Partager dans les périodes d’opulence peut paraître relativement indolore : il ne s’agit que de distribuer le superflu. Dans les périodes de restriction, il s’agit de partager en prenant sur le nécessaire.

Dans notre société, l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître. De plus en plus de nos concitoyens ne peuvent plus bénéficier du droit au travail. Il est illusoire de penser que des indemnités financières peuvent compenser cette carence. La fragilité de l’emploi suscite des crispations de la part de ceux qui jouissent d’un emploi garanti et d’avantages sociaux assurés. La défense des droits acquis se substitue à la volonté de partager et d’intégrer de nouveaux bénéficiaires. Les plus jeunes sont les premières victimes d’un système inégalitaire. Pourtant beaucoup d’entre eux attendent d’être appelés pour prendre leur place dans notre société.

Alors que le dynamisme économique suppose des encouragements durables à l’initiative et à la prise de risque, l’État doit gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage, etc.). Cet objectif doit nécessairement ressortir des projets soumis au vote des citoyens.

5. Migrants

Dans une époque où les distances et les frontières s’effacent devant la mondialisation économique et culturelle, notre volonté de solidarité ne peut pas s’enfermer dans le cadre restreint de notre pays. Les événements dramatiques qui frappent les populations du Moyen-Orient ou d’Afrique jettent sur les routes et sur la mer des centaines de milliers de réfugiés, véritables naufragés humains. Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?

Mais plus largement que l’accueil des réfugiés, nous devons nous interroger sur la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années. Est-il aujourd’hui tolérable que des milliers d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaines ?

Une volonté d’intégration ne peut se réaliser sans accompagnement des ruptures culturelles. La seule recherche de solutions économiques est vouée à l’échec si rien n’est entrepris pour la promotion culturelle, promotion d’une culture enracinée, qui donne ou redonne le sens d’une vie collective nationale.

6. Europe

Nous sommes bien conscients que la France, à elle seule, ne peut solutionner ces situations dramatiques. Nous ne pouvons contribuer à les soulager que dans le cadre de la solidarité européenne. D’une certaine façon, notre vieille Europe joue son avenir dans la manière dont elle réagit. Soit elle nourrit l’illusion de pouvoir barrer la route à toutes les misères pour protéger sa relative prospérité, soit elle s’engage courageusement dans des politiques d’accueil.

L’accueil serait aussi une illusion s’il ne s’accompagnait pas de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations : soutien économique et soutien politique pour lutter contre la misère endémique et les procédés antidémocratiques de certains gouvernants. Cette lutte doit suivre les engagements internationaux pris pour l’aide au développement et peut conduire à des interventions dans différents pays, comme la France l’a fait au cours des années écoulées.

Mais le projet européen ne peut se poursuivre ni se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe. Cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Une véritable pratique de la subsidiarité, telle qu’elle est inscrite dans ses textes fondateurs, serait une nouvelle chance pour l’Europe.

7. Ecologie

Il y a à peine un an, la tenue en France de la Cop21, nous sensibilisait à notre responsabilité commune envers l’humanité. Le Pape François nous a rappelé gravement cette responsabilité dans l’encyclique Laudato si. L’enjeu écologique n’est pas simplement une vision naturaliste du monde, c’est une prise de conscience morale des risques de déséquilibre climatique et économique que court la planète. Responsables de la « maison commune », il nous faut mieux tenir compte des dégâts que provoque une société tout entière fondée sur l’augmentation de la consommation. Nous avons la charge d’un monde qui a ses limites et nous ne pouvons pas l’épuiser comme s’il était sans limites. La sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.

Devant les défis auxquels notre société est confrontée, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Trop de nos concitoyens en sont arrivés à croire que la situation est bloquée et que personne n’est capable de la débloquer. Les ressources de notre pays, ressources économiques, humaines, culturelles et spirituelles nous permettent de rejeter ce fatalisme. Elles engagent chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous.

Pour celles et ceux qui ont foi en Dieu et qui vivent dans la communion au Christ, les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous acculent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun. Cela s’appelle l’espérance.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen
Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Benoit RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon



 


Entretien avec Mgr André Vingt-Trois

 

15 septembre 2016 2016 par Paroisse Saint-Médard

Attentats, JMJ, migrants, année électorale, Mission 2015-2018. Dans une interview vidéo exceptionnelle, Mgr André Vingt-Trois revient en cette rentrée 2016 sur les points forts qui feront l’actualité du diocèse de Paris dans les prochains mois



 


L’exhortation Amoris laetitia

 

20 mai 2016 2016 par Paroisse Saint-Médard

L’exhortation apostolique Amoris laetitia (la joie de l’amour) du Pape François est la conclusion qu’il a tirée des deux sessions du Synode sur la famille, et présentation par le Cardinal André Vingt-Trois

Texte de l’exhortation du Pape François

Eclairage par le Cardinal André Vingt -Trois

Archevêque de Paris, Président délégué du Synode ordinaire sur la famille, dans une lettre adressée aux prêtres et aux fidèles du diocèse de Paris publiée dans Paris Notre-Dame du 12 avril 2016.

« La joie de l’amour »

L’exhortation apostolique Amoris laetitia est la conclusion que le Pape François a tirée des deux sessions du synode des évêques qu’il avait convoquées en octobre 2014 et en octobre 2015. Le Pape s’est largement inspiré des débats auxquels il a assisté de bout en bout et des conclusions que les pères synodaux lui ont transmises au terme de chacune des sessions. L’intitulé de l’exhortation est une indication précieuse sur l’esprit général de la réflexion du Pape : il s’agit d’un appel à l’espérance dans la force de l’amour, ciment de l’expérience des familles. Cette tonalité est déjà un appel à un déplacement de nos réflexes spontanés qui abordent les questions de la famille comme un terrain dangereux ou, au moins, problématique.

Mais ce n’est pas le seul déplacement auquel nous sommes appelés. Il nous faut aussi entrer dans la perspective fondamentale de la démarche du Pape. Il nous invite à considérer les réalités familiales d’un point de vue essentiellement pastoral, ce qui veut dire qu’il ne vise pas à établir un catalogue de règles générales que nous devrions et que nous pourrions appliquer en toutes circonstances. Il veut au contraire nous impliquer dans un véritable travail qui consiste à reprendre et méditer le message du Christ et de la tradition chrétienne sur la famille et à chercher comment ce message peut nous aider à accompagner les familles dans les défis auxquels elles sont confrontées. Nous ne devons donc pas attendre de cette exhortation apostolique qu’elle nous fournisse un « kit » de solutions applicables telles quelles à toutes les situations. Ce n’est pas un code du permis et du défendu. C’est un appel à éclairer des personnes dans les situations où elles sont.

L’art de la pastorale n’est pas simplement une application automatique de lois générales à des situations particulières. C’est un art d’accompagnement dans l’amour que le Bon Pasteur porte à chacun de ceux qui lui sont confiés. Il convient donc de partir des personnes et des réalités telles qu’elles se présentent, de chercher à les comprendre, de scruter quels sont les éléments positifs sur lesquels pourrait s’appuyer un désir de conversion et de progrès, bref, d’exercer un discernement spirituel. Cet art du discernement ne peut se mettre en œuvre que si nous nous mettons sous la lumière du Christ et de ses appels à la sainteté. Pas plus que les appels du Christ à la sainteté ne visaient à enfermer ses auditeurs dans leurs faiblesses, le discernement spirituel ne vise à exclure les pécheurs. Il vise à susciter chez eux le désir d’une vie meilleure et la résolution pour prendre les moyens d’y parvenir.

Sans entrer dans un inventaire impossible, le Pape n’escamote pas les difficultés et les blessures qui frappent les familles à travers le monde et il invite les Églises particulières à affronter ces défis en n’oubliant jamais que la famille est un vaste tissu de relations qui ne se limite pas au couple des époux et qui englobe plusieurs générations toutes solidairement liées. Cette mission d’accompagnement personnalisé suppose que la formation des personnes capables de la mener soit développée et sans cesse actualisée, de telle sorte qu’elles soient accessibles à celles et ceux qui en ont besoin.

C’est la mission que nous confie le Pape au terme de ce synode.

+ André cardinal Vingt-Trois
Archevêque de Paris



 


Lettre encyclique Laudato Si’ du Saint-Père François sur la sauvegarde de la maison commune

 

23 mai 2016 2016 par Paroisse Saint-Médard

« Laudato si’, mi’ Signore », - « Loué sois-tu, mon Seigneur », chantait saint François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe ». (paragrahe 1)

Texte intégral de la lettre encyclique



 


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