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      Vous, vous y croyez au péché originel ?

Vous, vous y croyez au péché originel ?

Editorial du dimanche 25 juin 2017, par le p. Bernard Bommelaer
On dit que c’est une vieille invention de certains Pères de l’Eglise, Saint Augustin et d’autres, à la suite de ce que Saint Paul a écrit dans la lettre aux Romains – le texte que nous entendons aujourd’hui.


Quant à moi, plus cela va, moins je sais ce qu’est le ‘péché originel’ et plus j’y crois ! Pourquoi donc ? Dans chaque famille lorsque naît un enfant nous sommes émus devant tant de tendresse et d’innocence. Et déjà nous pensons à un proche avenir : dans deux ans, il dira ‘allo Mamie’ au téléphone, à trois ans il branchera la télévision, à quatre il pianotera sur un ordinateur pour trouver son jeu ou sa B.D. préférés. Pourtant Bébé n’a rien inventé de tout cela. Il a tout reçu dans son berceau en cadeau de bienvenue.

Mais ce n’est pas son seul héritage : la pollution, l’appauvrissement de la planète, la violence de ces derniers siècles et du nôtre, l’accumulation de conflits et parfois de haine… il recevra tout cela aussi en héritage, alors qu’il est parfaitement innocent. Cet héritage demeurera en partie greffé en lui avec un je ne sais quoi de refus du Dieu d’amour et d’alliance.

Il y a un mal qui nous dépasse et traverse les siècles en nous collant à la peau et, ce, depuis le début du genre humain : « depuis Adam… par la faute d’un seul… la mort a établi son règne… ». Mais alors, qui donc nous délivrera de la mort et du péché ? Entendons la suite : « combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. »

Lui, Jésus le Fils bien aimé fait homme a toujours dit ‘oui’ à son Père et accompli ce qu’il disait. En Lui : ni haine, ni violence, ni refus ou péché. En revanche, à chaque page de l’Evangile, à chaque pas de Jésus, nous découvrons une solidarité d’amour envers son Père et envers nous, les hommes.

Le temps de l’été peut être propice pour prendre un peu de recul. En accueillant ou simplement en croisant des touristes étrangers à Paris, en voyageant en France, en découvrant le monde ou tel pays, il sera bon de toucher de très près notre solidarité en toutes choses. Il y a 50 ans nous ne pouvions pas le percevoir à ce point. Solidarité qui peut être tragique ; mais aussi solidarité de vie et d’avenir où le Christ a la première place tout en nous délivrant du mal passé et présent et de ce qu’il a de tragique dans ce mal endémique.

Notre foi est que la grâce de Dieu s’est répandue en abondance sur la multitude.
P. Bernard Bommelaer

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