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      Le Christ mort, de Philippe de Champaigne

Le Christ mort, de Philippe de Champaigne

Prenons le temps de nous arrêter devant « le Christ mort », peinture sur bois, placée dans une chapelle à la droite du maître-autel.


Attribué à Philippe de Champaigne

Ce tableau est attribué à Philippe de Champaigne (1602 -1674), sans qu’il soit possible d’affirmer avec certitude qu’il est de la main du maître. Son cousinage avec « Le Christ mort sur un linceul » conservé au Louvre, dont la provenance est documentée, pourrait le faire penser. Le style en est proche.

L’inspiration baroque et la méditation sur la mort

Dans les deux cas, la facture classique laisse percer une inspiration qui est celle de l’âge baroque. La déploration, la méditation sur la mort, les leçons des ténèbres participent de la dévotion du temps. La diffusion du jansénisme ne va pas à l’encontre de cette tendance, et l’on sait que Champaigne est proche de ce mouvement.

Pense donc que tu n’es que cendre,
Et qu’il te faut bien tôt descendre
Dans le fond d’un sépulcre noir
Où la terre doit te reprendre
Et la cendre te recevoir

Motin (1566-1614)

Un tableau silencieux qui invite à la prière

Avec ce tableau qui ne laisse nulle place pour l’anecdote, le peintre nous invite à nous confronter à la chair suppliciée du Christ. Le cadrage serré, les teintes sombres du fond ne laissent pas le regard s’évader. Le cadavre, traité de manière réaliste, laissant couler le précieux sang offert pour notre salut, gît dans le silence qui précède la Résurrection. Les instruments de la Passion, les clous, la couronne d’épines sont aussi représentés.

Dans cette nuit du tombeau, l’éclairage du corps livide et de son linceul, pâleur blafarde de la mort, vient d’en haut. Dans cette lueur qui dessine le corps du Christ se lit aussi la lumière éclatante de la Transfiguration, annonce de l’éclat ineffable de la Résurrection.

Chrétien, vois sans horreur cet objet odieux
Vois, sous son Masque affreux, de ton Sauveur la Face
Vois, dans sa dure main des nouvelles de Sa grâce
Et sous son manteau noir, la lumière des cieux.

Deulincourt (1626-1680)

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