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      ’Réveiller en nous le don gratuit de Dieu’

’Réveiller en nous le don gratuit de Dieu’

Editorial du dimanche 2 octobre 2016, par le p. Aloys Shanyungu.
« Augmente en nous la foi ! », demandent les disciples à Jésus. Il y a là franchement une belle prière de tous les jours. Et le Christ de répondre : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : ‘‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’’ ; il vous obéirait. » (Luc 17,6)


Un thème commun traverse les lectures de ce dimanche : celui de « la foi ». Mais qu’est-ce que la foi ? Sommes-nous certains d’avoir la foi en Dieu et en son Fils, Jésus-Christ ? Nous sommes évidemment des « croyants » ! Si nous ne l’étions pas, nous ne serions pas venus pour célébrer l’Eucharistie en mémoire du Christ. Mais « être croyant » signifie « avoir des croyances » ; le fait de « posséder des croyances » n’est pas la même chose que « avoir la foi ». La foi est confiance totale. Et nous ne pouvons avoir confiance totale qu’en quelqu’un que nous connaissons intimement, quelqu’un avec qui nous avons une relation personnelle profonde, quelqu’un que nous aimons. 

La vie de celui qui se met vraiment au service de l’Evangile est sans cesse tissée de sentiments contradictoires. Parfois c’est l’écrasement : partout le mal triomphe ; l’humanité paraît impossible à « soulever », alors que la véritable foi, selon les paroles paradoxales de Jésus lui-même, est capable de « soulever les montagnes », de « déraciner les arbres » ! Mais, c’est parfois aussi l’expérience brûlante de la puissance de la foi : l’amour, la rencontre, la réconciliation. La force de la foi ne vient pas de nous, mais du Seigneur. C’est un don.

Pour les chrétiens, « avoir la foi » en Jésus Christ, c’est accepter d’être guidés par Lui et même, à certains moments, d’être portés par Lui sur ses épaules, souvent sans savoir exactement où il nous conduit. C’est accepter que, chaque fois qu’il entre dans notre vie, notre existence s’en trouve entièrement changée. Ce fut l’expérience des prophètes de l’Ancien Testament (Elie, Ezéchiel, Elisée, etc.). Confronté à la tentation du découragement, le prophète Habacuc reçoit l’appel de « tenir bon » dans les épreuves : il lui faut espérer et rester confiant dans le Seigneur. S’adressant à Timothée, alors qu’il approche du terme d’une vie d’épreuves, Paul tient à lui rappeler qu’il est bien équipé pour annoncer la Bonne Nouvelle, sans peur, puisqu’il a reçu un « esprit de force, d’amour, de pondération ».

In fine, nous avons l’expérience inouïe de la Vierge Marie, dont la vie fut radicalement transformée lorsqu’elle reçut en elle le Verbum Dei et devint, par son humble acte de foi, la « Mère de Dieu », et notre divine Mère. N’oublions pas que ce mois d’octobre lui est consacré !

Abbé Aloys Shanyungu

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