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      Regarde son visage

Regarde son visage

Editorial du dimanche 11 septembre 2016, par le p. Bernard Bommelaer.
Ecoutons un peu nos premières réactions, celles qui montent en nous sans trop que nous y pensions, au terme de certains conflits : « Il est parti, eh bien, qu’il se débrouille ! » …


« Elle en fait à sa tête, très bien : qu’elle mange de la vache enragée, après on verra. » … « On en a perdu un. Qu’importe, il y en a d’autres ! » … De plus, dans ces réactions, il y a ce que nous prenons pour du bon sens et de la sagesse éducatrice que nous justifions au nom d’une certaine efficacité.

Si je persiste dans ce type de réaction, je ne suis pas sûr de pouvoir relever la tête et regarder en face celui dont j’ai ainsi parlé. J’ai tiré un trait sur ma relation avec lui, et il n’existe plus guère pour moi. Je me désintéresse de son présent et je n’ai plus le cœur à envisager un avenir possible avec lui et même pour lui. Désormais il est aux oubliettes et ce n’est plus mon problème ! Celui dont je parlais, pour moi n’a plus de visage : ah, enfin ma vie s’allège et je dis que tout cela ne me concerne plus !
Mais au fait, que nous fait voir la liturgie d’aujourd’hui ?

Il s’agit de Moïse qui demande au Seigneur de se souvenir d’Abraham, d’Isaac et d’Israël (= Jacob), c’est-à-dire de regarder son peuple dont ils sont les patriarches ; or ce peuple s’est détourné de Dieu et est devenu idolâtre. C’est encore le pécheur qui demande à Dieu de le laver, le purifier, de créer en lui un cœur pur. C’est aussi Jésus qui accueille les publicains et les pécheurs et leur fait bon accueil, ce qui scandalise les ‘bien-pensants’. Dieu regarde son peuple, peuple de pécheurs, Jésus accueille celles et ceux qu’on montre du doigt et qu’on rejette, et ces derniers sont à l’aise auprès de Jésus.

Il y a parfois tristesse et colère sur le visage du Père ou sur celui de Jésus, mais l’Espérance y est toujours présente. N’est-il pas celui qui se met en route jusqu’à ce qu’il ait trouvé celle qui s’est égarée, ou encore qui sans se lasser, scrute la route et l’horizon car il sait que celui qui est parti reprendra la route : demain, ou plus tard ou peut-être aujourd’hui il le serrera dans ses bras et regardera avec amour et tendresse le fils retrouvé.

Nous sommes disciples, ou devrions l’être ! Pour suivre effectivement Jésus, nous avons à rejeter tout ce qui nie, occulte ou abîme la relation avec autrui. Mon voisin, celui avec qui je travaille, celui que je croise a toujours un visage, et ce visage est beau : Icône du visage du Christ ! Il y a des situations difficiles, bloquées, mais l’Espérance n’est jamais morte. N’oublions pas : « Ton frère était mort, et il est revenu à la vie. » P. Bernard Bommelaer

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