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      "Que le Seigneur soit votre joie"

"Que le Seigneur soit votre joie"

Editorial du dimanche 12 juin 2016, par le p. Albert Gambart.
L’évangile de ce dimanche nous révèle qui est véritablement Jésus. Simon, le pharisien a invité Jésus, sans doute pour mieux le connaître, se faire une idée sur cet étrange prêcheur.


Au spectacle de cette femme touchant les pieds de Jésus, il se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse ! ». La réaction de Simon recèle deux jugements. Le premier jugement : si cet homme Jésus était vraiment un prophète, Dieu lui dirait qui est cette femme, et il la condamnerait ! Ce n’est donc pas un prophète ! Le second jugement : cette femme est une pècheresse, et elle doit être condamnée.

Simon connaît la loi, et la loi condamne de telles femmes. Ce n’est pas lui qui a fait la loi : elle vient de Dieu. D’autre part, la femme est une prostituée notoire. Elle est donc condamnable aux yeux de la loi. Simon est sûr de son bon droit, comme Saul l’était sur le chemin de Damas. La loi est pour lui. Mais il n’a pas perçu que cet homme, ce Jésus, est au-delà de la loi, et non en deçà !

Jésus, invite Simon à élever son regard au-delà de la loi. Il parle du maître qui remet la dette aux deux débiteurs. Lequel l’aimera le plus ? Celui dont la plus grande dette est remise, bien sûr. Mais les deux hommes sont débiteurs et l’amour du maître les rejoint tous les deux. Jésus introduit la notion d’amour qui remet la dette, autrement dit, le pardon. La femme a perçu en Jésus cet amour qui remet la dette, un amour gratuit qu’elle n’a jamais connu, elle qui vit une situation ou l’amour est un commerce. Elle connaît son péché comme on reconnaît une addiction qui nous rend esclave, mais elle ne peut s’en sortir. Elle voit en Jésus un amour qui est bien au-delà de la condamnation de la loi, un amour qui est un don inouï, car il pardonne et il relève. C’est un amour qui rétablit dans la dignité la femme blessée.

Quelle reconnaissance et quel amour en retour dans le cœur de cette femme ! La parole de Jésus survient alors comme Parole de Salut. Il dit à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Cela veut dire que Jésus est au-dessus de la loi : il ne condamne pas, il pardonne, car il est le Pardon qui vient de Dieu. Il rétablit la création en harmonie avec le Créateur. « Ta foi t’a sauvée, va en paix ! » L’acte de foi, c’est la rencontre avec le Christ Jésus. Et comme Pierre, nous nous écrions : « Nous croyons, nous, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

Revenu du chemin de Damas, Saint Paul, l’apôtre de feu, exprime lui aussi sa foi en l’Amour qui l’a rejoint, alors qu’il ne respirait que fureur et violence : « Par la Loi, je suis mort à la Loi afin de vivre pour Dieu ; avec le Christ, je suis crucifié. Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi. »

Père Albert Gambart

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