Paroisse Saint-Médard 75005 Paris
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      Méditation sur le tableau de la promenade de Saint Joseph et de l’Enfant (...)

Méditation sur le tableau de la promenade de Saint Joseph et de l’Enfant Jésus

Attribué à Zurbaran, ce tableau est situé dans l’église Saint-Médard, dans une chapelle à droite du chœur.
Un paroissien nous fait part de ce qu’il découvre dans cette scène de l’enfance du Christ.


Un tableau source d’inspiration spirituelle

Au delà de sa beauté esthétique, il illustre parfaitement que, malgré les siècles, l’ambition d’évangélisation des peintres et de leurs commanditaires reste toujours d’actualité et que l’Art reste, pour les chrétiens une source d’inspiration spirituelle.

Saint Joseph, un roc, une force

Un homme se tient au centre du tableau. Un homme, dans la force de l’âge et dont la stature puissante est amplifiée par les plis de ses vêtements. De longs cheveux et une barbe fournie annoncent virilité et maturité. Un homme solidement ancré dans le sol et dont le bâton renforce encore l’impression de stabilité. Ce bâton est robuste. Cet homme est un roc sur lequel on peut s’appuyer, une force sur laquelle on peut compter.

L’enfant, délicat et fragile

A ses côtés se tient un jeune enfant. Le teint pastel -rehaussé de rose- de ses joues souligne son caractère enfantin et frêle. L’effet de lumière sur les pieds de l’enfant nous donne l’impression qu’il touche à peine le sol. Un simple souffle d’air pourrait le déstabiliser. Le bâton qu’il tient et qui se termine par une croix semble bien fragile en comparaison de celui de l’homme.

L’homme et l’enfant se tiennent par la main. Ils sont père et fils.
C’est ici la force face à la fragilité, la volonté face à l’hésitation, la responsabilité face à l’insouciance. Voici une image d’Epinal, toute symbolique, du père accompagnant son fils sur le chemin de la vie. Et pourtant…

La force du fils, la confiance du père

Le fils est certes excentré, mais le fond sombre devant lequel il se tient et la palette claire utilisée par le peintre le font ressortir avec plus de force que le père qui se trouve au centre du tableau.
Ce n’est pas le père qui tient la main du fils. Le fils s’est saisi de la main du père. Ce n’est pas une main ferme qui dirige mais une main qui guide et qui réconforte. L’enfant ne force pas, il soutient, il accompagne en laissant au père sa liberté.
L’assurance et la force ne sont pas du côté du père. Le regard de l’enfant est franc. On n’y lit aucune hésitation. Il monte vers le père. L’homme au contraire ferme les yeux. Il ne faut pas y lire la fuite ou l’évitement mais plutôt la confiance. L’homme baisse la tête. Il ne faut pas y lire un acte de soumission, mais plutôt une acceptation et une humilité pleine de sagesse.
Retirez son bâton à l’homme et il vacille. La croix que l’enfant lui tend, presque une brindille, pourrait se révéler plus solide et plus utile que le bâton que l’homme tient fermement.

De satellite, le fils devient axe central. De suiveur, le fils devient guide. D’enfant frêle, le fils devient force. De protégé, le fils devient protecteur. De consolé, le fils devient consolateur. D’insouciant, le fils devient responsable.

Quand le fils devient Père, et le père Enfant

Ce fils, c’est Jésus. Jésus qui guide et console. Jésus qui tend sa croix, symbole de son Eglise sur laquelle le père pourra s’appuyer. Son regard et son attitude ne trompent pas. Jésus aime et guide… comme un père.
Ce père, c’est Joseph. Joseph qui suit avec confiance la voix de Jésus. Joseph qui fait preuve de la plus grande humilité en se laissant guider par cet enfant. Joseph qui resplendit de confiance et de sérénité.
Joseph qui devient… enfant de Dieu.

Notre baptême fait de nous des enfants de Dieu. Nous clamons dans nos prières « Notre Père ». Mais sommes-nous conscients du sens profond de ces mots ?
Ce tableau est un révélateur de la force et de la beauté de ce statut d’ « Enfant de Dieu ». Le lien qui unit dans le tableau saint Joseph à Jésus nous lie également à Dieu.

Le tableau de Zurbaran nous montre qu’en étant enfant de Dieu, il faut nous laisser guider par Sa parole avec humilité afin de pouvoir avancer dans la vie avec confiance. Que cette confiance ne limite en rien notre liberté. Que malgré les aléas de la vie nous pouvons garder espoir car un Père veille sur nous.

Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fruit de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi, je ne t’oublierai pas.
Is 49, 8-15

Texte écrit par Cyril - Ecrire à Cyril

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