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      La dette de l’amour mutuel

La dette de l’amour mutuel

Editorial du dimanche 10 septembre 2017, par le p. Albert Gambart.
Avec toute l’équipe des prêtres de Saint Médard, à la fin du mois d’août, nous étions en session pour préparer cette année. Chacun de nous avait emporté en vacances un livre différent afin que, de retour, nous puissions nourrir notre méditation. Un même esprit traverse tous ces ouvrages, l’Esprit du Christ , le langage du cœur !


Permettez-moi de citer Maurice Zundel, prêtre, théologien et grand spirituel :
« Une femme pauvre que j’ai eu l’honneur de connaître m’a dit ce mot, qui est un des plus beaux que j’ai entendus : la grande douleur des pauvres, c’est que personne n’a besoin de leur amitié. Personne ne vient chez nous avec le sentiment qu’il pourra recevoir quelque chose de nous ! Personne ne croit que nous, les pauvres, nous pouvons donner quelque chose. Personne n’a besoin de notre amitié ! »

Comme la parole de Paul résonne fort ! « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel ! Le plein accomplissement de la loi, c’est l’amour. » Ainsi, si j’aime l’autre, si son amitié est importante pour moi, le partage est facile. Si je ne l’aime pas, j’ai l’impression qu’il me dépossède, l’impression de faire un acte héroïque en partageant et de subir sa présence !

Fondamentalement, les interventions du pape François s’inspirent de cet Esprit du Christ. Il dérange, car il appelle à une conversion !

Il est bon pour nous de réfléchir à notre vie de Chrétien. Être chrétien, est-ce une fatalité ? Être Chrétien, est-ce la découverte d’un chemin qui réoriente notre vie dès ici-bas ?

Symboliquement, le point de départ de ce chemin sera un embarquement, le Dimanche 8 octobre, comme si nous entendions Jésus nous dire : « Avance au large ! » Les autres étapes sont indiquées dans mon homélie qui est mise à votre disposition sur vos chaises ou dans les présentoirs.

Etre Chrétien, c’est être porteur d’une Espérance inouïe, que certains regarderont comme une utopie. C’est cette Espérance, cet enthousiasme qui animaient sœur Rosalie, l’abbé Pierre, mère Thérésa, pour ne citer que des noms connus ! Leur action était bien concrète, ancrée dans la réalité de la vie, bien plus efficace que nombre de grands discours. Ils ont déplacé des montagnes d’égoïsme. Ils n’étaient pas dans l’utopie ! Ils suivaient le Christ, ne devant aux autres rien d’autre que l’Amour qui vient de Lui !

Père Albert Gambart

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