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      L’âne des Rameaux

L’âne des Rameaux

Editorial du dimanche 20 mars, Dimanche des Rameaux et de la Passion - par le p. Bernard Bommelaer

Quelle chance a eu ce petit âne de Jérusalem d’être là au jour des « Rameaux » ! Porter Jésus, le Christ et Seigneur, pour son entrée dans la ville.


Mais au début il n’a pas dû comprendre, et peut-être même s’est-il demandé pourquoi on l’honorait lui, le petit âne, en mettant des manteaux et des tapis sous ses pieds et en agitant des branches d’oliviers à son passage. Mais en entendant qu’on acclamait le ‘Fils de David’, ‘Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur’, il a alors compris qu’il ne s’agissait pas de lui-même, mais de celui qu’il portait. Il s’est alors rappelé qu’il n’était qu’un neveu ou un cousin lointain de la ‘Mule’ du roi David. Son rôle, sa mission n’était-elle pas de porter Jésus, comme son aïeule avait porté David !
Ainsi, nous tous qui sommes venus aujourd’hui avec des rameaux pour fêter Jésus, nous chantons de bon cœur ‘Hosanna au Fils de David’ en levant ces branches de buis. Mais de quoi s’agit-il vraiment ? D’un folklore du printemps qui arrive, du souvenir de notre jeunesse passée, d’un reliquat de sentiment religieux dont nous porterons les reliefs sur nos tombes ou que nous accrocherons sur un mur de chez nous… ? Je ne sais !

Regardons le petit âne, et nous saurons. Il porte fièrement celui qui monte à Jérusalem et qui donnera sa vie pour nous. Il porte un amour fou : l’amour de celui qui nous aime avec passion. Et dans son amour pour nous, nous avons découvert l’amour pour son Père, et l’amour du Père pour nous. Pourtant, c’est en croix que nous, nous le clouerons, tout comme nous clouons dans la misère, dans l’exil, dans la faim ou dans l’indifférence, tant de millions de femmes, d’hommes et d’enfants sur la terre d’aujourd’hui.

La montée vers Jérusalem prendra encore du temps : le temps qu’il faudra pour que les injustices, les violences, les oublis et les indifférences disparaissent et que, de la Croix, plantée sur le monde, jaillisse la lumière d’une véritable Pâque : passage à un amour fait de justice et tissé de miséricorde. Ne nous lassons pas s’il faut encore marcher longtemps : Jésus vivant marche avec nous.
Merci à l’Âne des Rameaux de nous montrer le chemin !

P. Bernard Bommelaer

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