Paroisse Saint-Médard 75005 Paris
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      ’Je le veux ! Sois purifié !’

’Je le veux ! Sois purifié !’

Editorial du dimanche 11 février 2018, par le p. Albert Gambart

Le lépreux de l’Évangile agit avec beaucoup d’audace, et beaucoup de foi. En effet, il transgresse la loi ; cette loi, nous venons de l’entendre dans la première lecture. « Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » Cette loi est dure ! Mais comment faire autrement, en cette époque, que d’exclure le contagieux, si l’on veut que le peuple vive ?


L’homme supplie ! « Si tu le veux, tu peux me purifier ! » Jésus a pitié, et il touche le lépreux : « je le veux, sois purifié ! » C’est le mot « purifier » qui est employé, et non le mot « guérir », comme pour montrer qu’au-delà de la maladie, la lèpre symbolise le péché de l’homme qui le tient loin de Dieu. Jésus touche le lépreux, se rendant impur aux yeux de la loi. Il le purifie de sa maladie, pour manifester qu’en lui réside cette force de purification, il est le seul chemin vers le Père. Et puis il part dans les endroits déserts, comme s’il devenait lui-même lépreux, prenant sur lui le malheur de l’homme. La croix s’élève à l’horizon !

Aujourd’hui, nous fêtons sœur Rosalie. Quand je regarde sa vie, j’ai vraiment l’impression d’un miroir qui reflète le Christ. Un exemple : le préfet venait arrêter sœur Rosalie car elle avait soigné et porté assistance à des insurgés :

Le préfet : « Savez-vous ma sœur que vous êtes gravement compromise ? Au mépris des lois vous avez fait évader un officier de l’ex- garde royale qui par sa révolte ouverte contre le gouvernement avait mérité les peines les plus sévères !  ».
Sœur Rosalie : «  Monsieur le préfet, je suis fille de la charité : je n’ai pas de drapeau je viens en aide au malheureux partout où je les rencontre. Je cherche à leur faire du bien sans les juger. Et je vous promets, si jamais vous étiez poursuivi vous-même et que vous me demandiez du secours, il ne vous serait pas refusé. »

Le préfet : « Je veux bien oublier le passé, mais de grâce, ma sœur, ne recommencez pas !  »

Sœur Rosalie : «  En vérité Monsieur le préfet je ne puis vous le promettre. Je sens que si pareille œuvre se présentait, je n’aurai pas le courage de la refuser : une Fille de la Charité de Saint Vincent de Paul n’a jamais le droit, quelle qu’en soit la conséquence, de manquer à la charité  ».

Quelle liberté, et quelle ressemblance avec le Christ ! Il ne s’agit pas d’adopter une attitude rebelle, ni de s’opposer à la loi. Il s’agit de servir la Charité ! C’est l’attitude du bon Pasteur ! Il donne sa vie pour ses brebis !

Père Albert Gambart

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