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      JAMAIS PLUS LA GUERRE !

JAMAIS PLUS LA GUERRE !

Le 11 novembre 1918, il y a exactement 100 ans, à 11h, les cloches des églises de France sonnaient pendant 11 minutes, pour marquer la fin de la Grande Guerre. Ce dimanche 11 novembre 2018, les cloches des églises sonneront de même pendant 11minutes pour marquer le centième anniversaire de l’armistice.


Cette mémoire me renvoie au discours du pape Paul VI à l’ONU, le 4 octobre 1965. Il disait alors à tous les membres de cette assemblée représentant le monde entier : « Il n’est pas besoin de longs discours pour proclamer la finalité suprême de votre Institution. Il suffit de rappeler que le sang de millions d’hommes, que des souffrances inouïes et innombrables, que d’inutiles massacres et d’épouvantables ruines sanctionnent le pacte qui vous unit, en un serment qui doit changer l’histoire future du monde : jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C’est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité ! »

Mais, comme cette paix est difficile à faire germer et comme elle a du mal à croître à travers le monde. Tellement d’inquiétude et de défiance séparent les peuples ! La paix paraît tellement difficile, que l’on se prend parfois à espérer la paix du plus fort, celle qui impose le silence aux autres par la force des armes. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus dénonce l’orgueil du « paraître ». Cette attitude, qui nous pousse à revendiquer toujours la première place, fait de la prière elle-même un calcul intéressé ! « Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières ». C’est le règne de l’injustice qui ouvre la porte à toutes les révoltes.

L’exemple que Jésus met en lumière est celui de l’aumône de la veuve. Cette femme est dans l’« être », pendant que les autres sont dans le « paraître ». Sa relation à Dieu est toute entière de confiance. « Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Elle place sa foi en Dieu premier servi. Quel rapport avec la mémoire du 11 novembre ? Je le vois, ce rapport, dans l’attitude même de cette femme que Jésus révèle à ses disciples.

C’est une invitation qui nous est faite à nous chrétien à mettre Dieu en premier. S’approcher de lui, c’est mourir à la guerre et naître à la paix, du moins si nous le faisons non pas pour paraître, mais dans une démarche de réel abandon à sa volonté.

« A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. » (Jn14) Ainsi, pour nous, baptisés, la paix est l’expérience spirituelle sans doute la plus forte de notre relation à Dieu.
Cette paix qui vient de Dieu touche d’abord notre être, puis elle nous fait entrer dans une relation apaisée avec les autres, une relation d’où l’orgueil du paraître est écarté. Comme une lumière qui se répand, la paix qui vient de Dieu tisse un lien d’unité entre nous ! Comme je voudrais que cette paix-là déborde les frontières et réconcilie les peuples !

Alors, le cri du pape Paul VI au monde pourrait se réaliser : « jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C’est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité ! »

P. Albert Gambart

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