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      Impossibilité humaine... possibilité divine !

Impossibilité humaine... possibilité divine !

Editorial du dimanche 17 juin 2018, par le p. Aloys Shanyungu.
Ce n’est pas un secret : la « parabole » est un genre très prisé dans la Bible. Il y en a de nombreux exemples dans les deux Testaments. Les écrivains sacrés l’utilisent particulièrement lorsqu’ils veulent évoquer une « comparaison » entre ce qui est visible (un berger, un semeur, etc.) et le monde invisible (le divin). Par-là, ils cherchent aussi à provoquer une « décision de foi ».


Ainsi quand Jésus veut parler du « Règne de Dieu », il n’explique pas ce qu’il est, il suggère. Il ne donne pas un enseignement magistral, il invite à la foi en partant de la graine, des couleurs du temps, du banquet, du voyage, du roi, ses serviteurs et ses fils, etc.

Aujourd’hui, la liturgie nous offre deux petites « paraboles » : celle des semailles et celle de la moisson à partir d’une toute petite graine. Il ne s’agit pas de petites historiettes pour distraire des enfants. Il s’agit d’un appel à la foi, à la confiance et à l’humilité.

Le « semeur » qui croit à la puissance de Dieu, après avoir mis le grain en terre, vit dans l’abandon et la confiance. Il a fait sa part, mais si Paul a planté, si Apollos a arrosé, c’est finalement Dieu lui-même qui a fait croître ! Et le psalmiste de chanter : « Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie : il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. » (Ps 125, 5-6). La parole de Dieu germe invisiblement, mais sûrement, alors même que l’homme ne semble plus pouvoir rien faire pour elle ! Elle semble n’être « rien », mais sa force est très immense.

In fine, c’est à l’humilité que nous renvoie aussi la deuxième « parabole » : la plus petite de toutes les semences qui donne une plante potagère aux branches si amples que les oiseaux viennent y trouver un abri. La parabole marque le contraste entre la modestie des commencements et l’abondance des résultats, entre le « presque rien » de notre liberté, qui se décide pour la confiance, et la « fécondité » que Dieu en tire. Sans fin Seigneur, je chanterai ton amour !

Abbé Aloys Shanyungu

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