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      Hâtez-vous à la fête de la Miséricorde !

Hâtez-vous à la fête de la Miséricorde !

Editorial du dimanche 6 mars, 4ème dimanche de Carême, Laetare - par le p. Aloys Shanyungu
« Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse… ! » (Is 66, 10-11).


Il faut avoir eu vraiment soif pour connaître le goût de l’eau, dit-on. Seul celui qui a eu faim sait aussi percevoir la saveur d’un morceau de pain, fût-il sec ! Il faut avoir également connu la solitude et la détresse pour mieux comprendre la valeur et la chaleur de l’accueil. Et seule la personne qui a pris conscience de sa faute envers un être qui l’aime découvre la splendeur du pardon ! Belle prose ? Oui ! Au moins pour ce dimanche du Laetare, de la joie et de la réconciliation !

Les paraboles de l’Évangile semblent avoir quelque chose de commun avec les rêves. Selon les psychologues, tous les personnages d’un rêve représentent divers aspects de notre « moi ». Nous sommes ainsi chacun de ces personnages. De la même façon, dans une parabole, chaque personnage représente quelque chose que nous sommes, ou que nous sommes appelés à devenir.

L’Évangile de ce dimanche nous parle de deux fils. Le premier, se prenant pour « un ayant-droit », ose demander à son père la part du patrimoine qui lui revient et s’en va au loin, coupant pratiquement le « cordon ombilical d’amour » avec sa famille. Il dilapide tout ce qu’il a reçu… Piètre jeunesse ! Il ne reviendra à la maison que parce qu’il n’a plus rien et qu’il souffre de la disette, n’ayant même pas le droit de manger des gousses destinées aux « porcs » ! Le second (le fils aîné) est certes fidèle à servir son père, mais il est incapable de partager l’amour et la miséricorde de celui-ci. Deux poids, deux mesures ! Heureusement, il y a un troisième personnage dans ce récit émouvant : le Père, qui est en réalité l’acteur principal, l’incarnation de la miséricorde. C’est bien lui que nous sommes appelés à imiter, et la parabole est essentiellement un enseignement sur Lui, et non sur le « fils perdu » et retrouvé. Ne commence-t-elle pas par les mots : « Un homme avait ... » ? D’ailleurs, la plupart des paraboles de Jésus nous parlent essentiellement du Père.

La chose la plus étrange est que nous les interprétons presque toujours comme des enseignements moraux. La raison en est probablement que nous sommes centrés sur nous-mêmes et que nous lisons ces textes comme s’ils nous parlaient de nous-mêmes et non principalement de Dieu. La parabole de ce dimanche en est un bel exemple. Elle nous révèle qui est Dieu, quelle est sa justice et sa miséricorde. Depuis le début du carême, le mercredi des Cendres, le Père miséricordieux ne se lasse de nous ouvrir ses bras et de murmurer à notre cœur : « Mon fils, ma fille, laissez-vous réconcilier ! » Ferons-nous le pari d’entrer dans la fête… et, éventuellement, d’exécuter quelques pas de danse ? Pourquoi pas !

Abbé Aloys Shanyungu

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