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      A propos du travail de 11 équipes sur la Miséricorde

A propos du travail de 11 équipes sur la Miséricorde

Editorial du dimanche 1er mai 2016, 6ème dimanche de Pâques - par le p. Bernard Bommelaer.
Communément la miséricorde nous apparaît comme un sentiment chaleureux de bienveillance et de pardon.


Or, en relisant l’Ecriture, nous découvrons qu’il s’agit d’une attitude active et concrète : elle est assortie, bien sûr, d’un sentiment qui prend jusqu’au fond des entrailles. Dieu est comme un père qui agit concrètement pour sauver, faire vivre son peuple, et comme une mère qui nourrit, console, écoute ses enfants en éprouvant leur peine, leur misère et leur espérance, jusqu’au fond de ses entrailles. N’est-ce pas, d’ailleurs, ce que nous voyons en Jésus, en tant de scènes concrètes de rencontres, guérisons, pardon et de remises en route. Alors, nous en tirons la conclusion que si nous parlons de miséricorde ce n’est pas pour aligner de belles phrases pieuses et touchantes, mais pour la pratiquer nous-mêmes ! (Mais combien étions-nous aux conférences sur les migrants et sur les handicapés, qui avaient pour but de nous sensibiliser et nous mettre en route ? 25 paroissiens au maximum … !)

C’est en écoutant et en regardant Jésus agir que nous entrapercevons quelque chose de la Miséricorde du Père. Le Père ne se contente pas d’être juste : il va bien au-delà. Il se met en route, il cherche, il trouve, il fait la fête, il donne à nouveau… au point que nous nous disons que faire miséricorde, c’est le propre de Dieu, et que nous les hommes, nous nous arrêtons à la justice. Il nous faut sans doute creuser encore pour comprendre ce que veut dire que « en Dieu le sommet de la justice est sa miséricorde ! » En regardant dans nos vies, nous apercevons que c’est souvent sur nos lieux de travail que nous devrions l’exercer en priorité (combien de commérage à la cantine sur le dos des collègues au lieu de la pratiquer…). Nos vies familiales qui devraient être le premier lieu d’Amour et de Miséricorde, ne le sont pas toujours. Un gros travail est à faire !

Mais l’Eglise, notre Eglise, est-elle un lieu de miséricorde ? L’exemple du Pape François la pousse dans ce sens…des saints comme Mère Teresa, Saint Vincent de Paul, et d’autres également. En théorie, tout le monde est accueilli dans l’Eglise, mais de fait il y a un gros travail à faire pour que les personnes qui sont personnellement dans des situations difficiles s’y sentent à l’aise ; et pourtant, en droit, elles y ont leur place, une vraie place. Des accueils, des écoutes, des groupes seraient sans doute à créer pour permettre des chemins nouveaux.
Enfin, il semble qu’un certain nombre de personnes redécouvrent le sens et la pratique du sacrement de la Réconciliation, comme un lieu privilégié où se vit en Eglise la miséricorde du Seigneur. C’est une découverte de paix, mais aussi d’un sens très profond. Voici que dans notre vie se ‘plantent’, s’incarnent la Passion et la Résurrection de Jésus : tout le mystère pascal. Un don de Dieu que l’Eglise célèbre pour nous, car notre péché mais aussi la miséricorde qui nous est faite, rejaillissent sur toute l’Eglise.

p. Bernard Bommelaer

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